Concours de film aux Émirats Arabes Unis ; Le Comorien Alaoui Charif Ali Abderemane décroche le premier prix

Un comorien a remporté le 5 décembre dernier le premier prix de «l’Arab Film Studio»,  compétition parrainée  par le ministère de la culture  des Emirats Arabes Unis. Durant une semaine, il a été la coqueluche des médias. Presse écrite et plateaux télé, Alaoui Charif Ali Abderemane, jeune comorien qui vient à peine d’atteindre le demi-siècle, a porté haut les couleurs de l’archipel. Entretien

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Grâce à son documentaire intitulé «Jumaa and Hakim», le comorien Alaoui Charif Ali Abderemane a remporté le premier prix d’une compétition organisée par le ministère émirati de la culture.

Né en 1991, il est arrivé aux Emirats Arabes Unis, alors qu’il n’avait que 7 ans, où il a passé toute sa scolarité jusqu’à l’obtention du baccalauréat. Ensuite, il poursuivra ses études en Inde à «l’AsianAcademy of Film and Television». «J’ai toujours aimé le cinéma, bien avant que je parte en Inde, je baignais déjà dedans», assure le jeune lauréat.  Ses études universitaires ne sont donc qu’une suite logique.

«Le documentaire parle d’un jeune chinois et d’un jeune africain pauvres qui ont été pris en charge par un généreux arabe», expliquera-t-il.  A-t-il puisé dans son expérience personnelle pour nous livrer ce court métrage ? Lui qui est venu ici avec un autre jeune de son âge à la faveur d’une bourse alors qu’ils n’étaient pas encore adolescents ? Peut-être, est ce une façon de rendre hommage à leur bienfaiteur, ou peut-être pas.

Cent personnes s’étaient inscrites pour ce concours  de «Arab Film Studios», (qui est à en croire notre lauréat, le plus grand studio de cinéma de tout le Moyen Orient), 6 ont été retenus et notre jeune comorien a remporté le prix. 
«Ce n’était pas seulement  une compétition mais aussi une sorte d’atelier, nous avons été suivis, nos films financés par un projet d’Abu Dhabi», indiquera-t-il.

Il ne manquera pas de remercier son compatriote, qui bien qu’il ne se soit pas inscrit pour le concours, lui a été d’une grande aide. «Cela m’a pris une année pour terminer mon documentaire et je sais que j’y suis parvenu grâce à Almouahed Abderemane, qui a fait le montage, et qui a réalisé quelques images».

Il rebondira aussitôt «sur la richesse de notre culture, nous avons chez nous une base qui serait favorable à l’émergence de personnalités issues de la culture, mais encore faudrait-il que les dirigeants comoriens en soient conscients».

Espère-t-il un jour retourner dans ses Comores natales ? Il n’en désespère pas mais son retour est conditionné à des «si», du moins  un. «Je rêve de retourner dans mon pays mais encore faut-il que certaines conditions soient réunies. Je crois que nous sommes nombreux à rêver d’un retour aux sources parce que nous, qui sommes à l’étranger, vivons, expérimentons, étudions des choses qui seraient bonnes pour le pays. Cependant, il y a un ‘mais’». 

Lui comme d’autres jeunes et moins jeunes rêvent d’un retour aux sources. Certains prennent le risque d’y revenir, beaucoup sont ceux qui repartent. En espérant que lui et d’autres viennent pour y rester.

Alwatwan 

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