Conflit entre l’Arabie saoudite et l’Iran : Tir groupé de la Ligue arabe contre Téhéran

wpid-screenshot_2016-01-12-09-15-55-1.png

Le ministre comorien des Relations extérieures a mis l’accent sur le respect de la convention de Vienne qui institue le principe de l’inviolabilité des représentations diplomatiques et le respect des règles et normes internationales.

image

Dans une réunion extraordinaire dimanche au Caire, les ministres des Affaires étrangères de la Ligue des Etats arabes ont exprimé leur ‘‘solidarité totale’’ avec l’Arabie Saoudite,  après l’attaque de sa représentation diplomatique en Iran. Le communiqué publié à l’issue de la rencontre accuse Téhéran de «laxisme dans la protection des missions diplomatiques saoudiennes et condamne la découverte d’une cellule terroriste à Bahreïn», qui serait liée au régime iranien.

Dans son discours, le ministre comorien des Relations extérieures a mis l’accent sur le respect de la convention de Vienne qui institue le principe de l’inviolabilité des représentations diplomatiques et le respect des règles et normes internationales.  ‘‘L’Union des Comores est solidaire avec le royaume d’Arabie Saoudite et son peuple en ce moment difficile d’agression inutile et sans fondement’’, a déclaré Abdoulkarim Mohamed.

Selon lui, il est de la responsabilité de tous les Etats ‘‘d’éviter les affrontements, les jugements partisans, les accusations et les excès divers, les uns envers les autres’’.

Il faut dire que cette crise entre Riyad et Téhéran est née de l’exécution du chef religieux chiite Nimr Al-Nimr, accusé par les autorités saoudiennes d’avoir trempé dans de nombreux attentats meurtriers. La Ligue arabe, qui considère la réaction iranienne comme ‘‘une immixtion dans les affaires intérieures d’un Etat souverain’’, appelle ses pays membres à une ‘‘position commune, forte et claire’’. Le secrétaire général de l’organisation, Nabil Al-Arabi, dénonce les ‘‘actes de provocation’’ de Téhéran.

Au Caire, une voix a brisé la belle unanimité affichée par la communauté arabe. Le Liban dit, en effet, ne pas condamner les attaques visant la mission diplomatique saoudienne en Iran. Son chef de la diplomatie, Gebran Bassil, a déclaré ‘‘prendre ses distances afin de préserver sa stabilité nationale.’ Pour lui, Beyrouth ne peut pas appuyer la déclaration finale de cette réunion extraordinaire étant donné qu’elle lie, dit-il, le Hezbollah au terrorisme.

Pour rappel, en guise de solidarité avec l’Arabie Saoudite, le gouvernement comorien a rappelé son ambassadeur en Iran pour ‘‘consultation’’. Pour autant, les relations diplomatiques entre les deux pays sont restées intactes.

Ali Abdou / Alwatwan

Soyez le premier à réagir

Réagissez à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*