Contrat gazier au Nigeria : une affaire de corruption en procès à Paris

18 novembre 2012

Contrat gazier au Nigeria : une affaire de corruption en procès à Paris

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L’avocat d’affaires britannique Jeffrey Tesler (c) à Paris en 2004 ©AFP

PARIS (AFP) – (AFP)

Un avocat
londonien doit être jugé à partir de lundi
devant le tribunal correctionnel de Paris dans une affaire
de commissions occultes qui auraient été
versées en marge d’un contrat gazier au Nigeria au
début des années 2000.

La défense de Jeffrey Tesler va demander un nouveau
renvoi du procès, car il est actuellement détenu
aux Etats-Unis et souhaite être présent devant ses
juges, selon une source judiciaire.

Il est reproché à l’avocat, poursuivi pour
« corruption d’agent public étranger », d’avoir
empoché environ 130 millions de dollars de commissions
liées à un contrat de 6 milliards de dollars.

Mais selon sa défense, il n’y a pas eu corruption.Jeffrey Tesler aurait gardé 80% de la somme qu’il avait
perçue, le reste ayant servi à mener à bien
le contrat.

Le contrat prévoyait la construction d’un important
complexe gazier à Bonny Island, dans le delta du Niger
(sud du Nigeria).La construction avait été
confiée à quatre sociétés
d’ingénierie, parmi lesquelles l’américain KBR,
filiale d’Halliburton, et le groupe français de
services pétrolier Technip, dont d’anciens
salariés sont également poursuivis.

Selon l’accusation, l’intermédiaire aurait reversé
une bonne partie de ce qu’il recevait à des hommes
politiques nigérians.Une pratique condamnable en
France depuis une loi de 2000 qui a transformé en
délit le fait de corrompre un décideur étranger.

Des procédures judiciaires ont été
engagées en Italie, au Nigeria, aux Etats-Unis et en
Grande-Bretagne.Technip et KBR ont déjà
soldé un certain nombre de poursuites en versant
plusieurs centaines de millions d’euros.

Le procès est prévu lundi et mardi, ainsi que le
lundi suivant devant la 11e chambre du tribunal
correctionnel de Paris.



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