Contrôle sur agents de l’Etat : Un préjudice de 63,023 millions de francs suite au doublon de 51 agents

Bénéficiaire de double salaire durant différentes périodes, 51 agents de la fonction publique ont entrainé un préjudice de 63,023 millions de francs à l’Etat. Cette situation n’est pas exclusive à un corps bien précis car toute l’administration publique de l’île et de l’Union est concernée et varie d’une période de 3 à 33 mois. A en croire les informations parvenues à Al-watwan, ce “hold-up” effectué sur les comptes de l’Etat concerne également des agents bénéficiaires de faibles rémunérations allant de 29 330,54 francs à 33 386,75 francs.
 
Les premières conclusions du contrôle effectué sur les agents de l’Etat présentent des doublons de salaires attribués à 51 agents de l’Etat au niveau de l’Union et de l’île de Ngazidja. Les agents, qui ont perçu ces doubles salaires proviennent de plusieurs corps de l’administration, des agents de police, de l’enseignement, des administrateurs, des conseillers pédagogiques et des paramédicaux.

 Cette situation concerne également les agents de l’Etat bénéficiant d’un statut politique, tels qu’un député, des administrateurs adjoints, des secrétaires d’état-civil ou encore des simples commis du service administratif, judiciaire et financier.
Les doubles rémunérations perçues en différentes périodes ont entrainé pour l’Etat, un préjudice de 63,023 millions de francs comoriens. Ils sont pour la plupart d’entre eux en instance d’affectation, ou en activité dans diverses administrations publiques.
Selon les informations parvenues à Al-watwan, sur ces 51 agents répertoriés, certains ont continué à recevoir une double rémunération sur une durée variant entre 14 mois et 33 mois. D’autres n’ont perçu ces doubles salaires “que” durant 3 à 5 mois.
Les plus “chanceux” sont sans doute ceux qui ont pu toucher un joli pactole. Comme ceux qui ont pu percevoir jusqu’à 10 millions de francs.
    Le cas d’un maitre-assistant a ainsi retenu notre attention. Il a reçu 321 621 67 francs en toute quiétude et en toute illégalité sur une durée de 33 mois soit un montant total de plus de 10 millions. 
Il y a également le cas d’un instituteur de cadre A, qui pendant la même période a perçu le double de son salaire de 81 088,74 francs, soit plus de 2,675 millions francs. On ne peut ne pas mentionner, cet homme, député de son état, qui en même temps qu’il percevait les indemnités liées à sa fonction a continué à toucher son salaire de 71 156, 34 francs d’agent de la fonction publique de Ngazidja.
Selon les informations reçues par Al-watwan, le “hold-up” effectué sur les comptes de l’Etat concerne également les agents bénéficiaires de petits salaires variant entre 29330,54 francs, 31.505 francs à 33386,75 francs. 
 Mariata Moussa/ Alwatwan 

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