Coopération au développement : L’Union européenne au service de la population comorienne

Fomboni,  Après l’intervention dans le domaine de l’éducation, de la bonne gouvernance, et du développement local, l’Union européenne se soucie, à Mwali, de la circulation des biens et des personnes. A travers l’entreprise française COLAS, sous financement de

l’UE, le rêve des habitants de Miringoni et de Ouallah va bientôt devenir réalité.

Le Chef de l’Etat a procédé samedi dernier à l’inauguration des locaux du PFDI et de l’antenne de l’Université des Comores à Mohéli. Ces deux événements sont liés du fait que c’est la construction (147 millions fc) et l’équipement (31 millions fc) de ce bâtiment par l’Union européenne qui a permis à l’Université de délocaliser une partie de ses activité dans l’ile.

Ce samedi 3 novembre 2012 va marquer durablement les esprits des Mohéliens. Une partie des enfants de l’île de Djoumbé Fatima vont pouvoir y poursuivre leurs études supérieures. Les activités réalisées dans le cadre de la coopération entre l’Union des Comores et l’Union Européenne ont un effet certain sur la vie de nombreux comoriens dans des domaines aussi variés que l’éducation, le développement local, la circulation des biens et des personnes et la bonne gouvernance.

A Mohéli cet apport est très visible avec le siège du Conseil de l’île (142 millions fc) à l’entrée de Fomboni, les locaux du PFDI à la sortie de la ville ce samedi et surtout la précieuse route qui va désormais relier les localités de Miringoni et de Ouallah. Une route dont les travaux ont débuté en juillet par l’entreprise Colas et pourraient se terminer, selon Aboki Koffi l’ingénieur qui assure le contrôle des travaux, « dans 14 mois », mais il y a une marge de 4 mois pour les périodes pluvieuses. « Jusqu’à présent certains travaux ont pu avancer et d’autres connaissent un léger retard mais en tout cas du point de vue chronogramme, il n’y a pas une grande différence entre ce qui a été fait et ce qui a été prévu » précise cet ingénieur qui vient de l’Afrique de l’Ouest.

En ce qui concerne l’Education, il est clair que les 320 salles de classe construites ou réhabilitées par le PASEC ont largement contribué à l’augmentation des capacités d’accueil et à la diminution des disparités entre filles et garçons, mais cela n’est qu’un aspect du problème de l’Education aux Comores. Aussi pour optimiser les résultats et obtenir un impact durable, l’Union européenne en collaboration avec les autorités nationales a orienté également l’intervention du PASEC dans la qualité des apprentissages, la modernisation de la formation des enseignants, le renforcement des capacités institutionnelles des structures d’encadrement au niveau des îles et de l’Union et même le paiement de deux mois de salaire à tout le personnel du secteur de l’Education.

Et pour consolider les résultats obtenus par le PASEC, l’Union européenne et le gouvernement comorien ont convenu de poursuivre cet effort à travers le 10e FED par la mise en place de deux projets : le Projet d’appui à la formation technique et professionnelle doté d’une enveloppe de près 3,3 milliards de francs comoriens, et le Projet de Renforcement du Pilotage et de l’Encadrement de l’Education aux Comores avec 2,3 milliards de francs comoriens.

Mouayad Salim (HZK-Presse)

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