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Coronavirus : où en sommes-nous ?

On peut dire que la situation est entrain de dégénérer ! On parle depuis plusieurs semaines de relâchement général. L’article de Fayiza (Alwatwan n° 3960 de ce 30juin: « un relâchement inquiétant des mesures barrières » l’illustre avec brio dans son reportage à Volovolo. Dans un précédent post de ce blog du 18 juin 2020, « covid-19 : relâchement général » je soulignais le fait et j’invitais les responsables du pays à en mesurer la portée sur la base des chiffres, à assouplir les mesures (fin du couvre-feu, ouverture conditionnée des mosquées) et à centrer la riposte principalement sur le port du masque, à en faire une obligation dans l’espace publique. D’autant que l’on n’a aucune idée de la situation présente. Les épidémiologistes modélise l’évolution de la pandémie en cloche et raisonne par rapport au pic. Où en sommes nous ? Avant ou après le pic ? Certains pensent que le pic est passé sans que l’on sache puisqu’on ne pouvait pas tester.
La situation s’aggrave. Le relâchement général peut s’étendre et exposer le pays au pire. Notre pays a vécu des épidémies, il sait spontanément en mesurer la portée. Avec les chiffres des infectés et des décès, même si le nombre croît, les gens ne peuvent pas être convaincus de la pertinence des mesures drastiques comme celles en cours. Elles apparaissent de plus en plus comme arbitraires, le fait d’un prince qui écrase tout sur son passage. D’où la réaction contraire qui va jusqu’au déni de la pandémie.
Il faut arrêter de croire que l’on peut tout obtenir par la violence d’État, que l’on peut complètement ignorer les aspirations des gens ou l’opinion de la population. Cela peut se faire contre des opposants coupés du peuple mais pas quand il s’agit de l’attitude des gens pris individuellement. Même sous les pires dictatures, les gens trouvent toujours des moyens de résister et de ménager des espaces de liberté.
Pour réussir on doit miser sur la responsabilité. Responsabiliser les gens. La ligne devrait être : le port obligatoire du masque pour se protéger mutuellement, se laver les mains pour ne pas s’infecter soi-même.
Idriss Mohamed
La Rédaction

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