Côte d’Ivoire : la CPI réclame le transfert de Simone Gbagbo

22 novembre 2012

Côte d’Ivoire : la CPI réclame le transfert de Simone Gbagbo

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Simone Gbagbo, le 7 octobre 2009 à Anyama en Côte d’Ivoire ©AFP

LA HAYE (AFP) – (AFP)

Un an
après avoir obtenu le transfert de l’ancien
président ivoirien Laurent Gbagbo, la Cour pénale
internationale a rendu public jeudi un mandat d’arrêt
contre son épouse et « alter ego » Simone pour
des crimes contre l’humanité commis lors des violences
de 2010-2011.

Première femme réclamée par la CPI, Simone
Gbagbo fait l’objet d’un mandat d’arrêt confidentiel
depuis le 29 février, qui avait été
demandé le 7 février par le procureur.Ce dernier
soupçonne Mme Gbagbo, 63 ans, de meurtres, de viols et
d’autres formes de violences sexuelles, d’autres actes
inhumains et d’actes de persécution, commis entre le 16
décembre 2010 et le 12 avril 2011.

La Cour avait demandé au greffe, dans le mandat
d’arrêt, de prendre les dispositions
nécessaires « afin de permettre la remise de
l’intéressée à la CPI » mais rien ne
laissait présager jeudi d’un transfert imminent.

Le parti de Laurent et Simone Gbagbo, le Front populaire
ivoirien ont immédiatement dénoncé le mandat
d’arrêt, le secrétaire général du parti,
Richard Kodjo, le qualifiant d’ »injuste » et assurant
qu’ »il y a plus grands criminels en Côte d’Ivoire
que ceux qu’on arrête aujourd’hui ».

Arrêtée en avril 2011 à Abidjan en même
temps que son époux, Simone Gbagbo est détenue
depuis dans le nord de la Côte d’Ivoire.

Mme Gbagbo est la deuxième personne, après son
mari, à faire l’objet d’un mandat d’arrêt de la
Cour rendu public pour les crimes commis lors de la crise de 2010-2011.

Elle est actuellement poursuivie en Côte d’Ivoire pour
génocide et crimes de sang, atteinte à la
sûreté de l’État et infractions
économiques dans le cadre des enquêtes sur la
crise de décembre 2010-avril 2011.

Mme Gbagbo fait partie de la vingtaine de personnalités
pro-Gbagbo incarcérées dans plusieurs villes du
nord du pays et inculpées en lien avec la crise.

Selon des sources proches du dossier à Abidjan, la CPI
avait communiqué aux autorités ivoiriennes le
mandat d’arrêt contre Simone Gbagbo peu
après l’avoir émis.

Cependant, selon les mêmes sources, le président
Alassane Ouattara s’était opposé à son
transfèrement, craignant notamment qu’il
n’affecte le processus de réconciliation comme
l’avait fait le transfèrement de Laurent Gbagbo.

Après avoir souhaité que la CPI s’occupe des
plus gros dossiers judiciaires liés à la crise, le
président Ouattara a expliqué ces derniers mois
à plusieurs reprises que la justice ivoirienne
était en mesure aujourd’hui de traiter ces
dossiers, semblant fermer la porte au transfèrement
d’autres personnalités ivoiriennes.



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