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De 15 à 60% d’approvisionnement en Eau Résilient aux Changements Climatiques en Union des Comores

A terme, 450 000 habitants auront accès à l’eau potable en Union des Comores. Telle est l’ambition de l’ER2C (Eau Résilient aux Changements Climatiques). Un projet financé par le Fonds vert pour le climat (Green Climate Fund) est présenté ce mardi après-midi au ministre de l’économie, Houmed Msaidié en compagnie du secrétaire général du ministère et de son directeur de cabinet.

C’est un rapport d’étape en trois points qu’ont défendu les responsables de ce projet: l’ER2C en quelques chiffres, l’état de mise en œuvre des activités et les perspectives.

Les chiffres concernent trois types d’infrastructures d’Adduction d’eau potable résiliente.
Il s’agit de 103 Réseaux potable raccordés à 15 systèmes, de 30 Puits de captage d’eau souterraine, de 32 Bassins Versants aménagés, d’un Impluvium sous cratère de 65 000 m³, et de 6 Forages profonds. Il y a aussi 31 Réservoirs de stockage et de distribution d’eau potable. 512 bornes fontaines améliorées sont prévues pour 5 600 Kits de branchement pour les particuliers et 14 Ouvrages de captage d’eau. En tout, trois niveaux de réseau sont au programme: 320 Km (Primaire), 720 Km (secondaire) et 1 120 Km (tertiaire).

Irrigation agricole
Plusieurs réalisations dans ce secteur, dont, 4 impluvium de 50 000 m³, 79 Abreuvoirs pour cheptel bovins et caprins, 4 700 ha de parcelles agricoles irriguées, 181 Micro-bassins (25-50 m3 ) pour irrigation hors réseau et 1 033 m3 2x Ecotanks 1 033 m³.

Météorologique
Elle n’est pas en reste avec 11 Stations hydrologiques automatiques, 95 Stations pluviométriques automatiques avec transmission direct de données, 6 Stations agro-météorologiques, un Radar des précipitations à transmission satellitaire de données, sans oublier le capital humain avec 15 Personnes formées en maintenance, utilisation et suivi des instruments météorologiques. Des systèmes d’alerte, crues et inondations et sécheresse et une base de données cartographiques et de connaissance complètent la panoplie.

L’état de mise en œuvre des activités révèle une avancée significative, notamment dans l’élaboration participative et la validation technique du projet de loi portant code de l’eau, au sujet duquel, le ministre s’engage à le soumettre à l’Assemblée dès que possible. Comme l’identification de 9 points de forage, l’établissement de la première cartographie des bassins versants du pays et les réseaux hydrographiques, l’acquisition d’équipements, la contractualisation de 2 bureaux d’études et l’inventaire des données des ressources en eau entre autres.

Pour les perspectives, l’adoption et la promulgation du code de l’eau est une priorité. Elle est une gage de l’engagement de l’État. 12 forages, des essais de pompage sur 10 points d’eau, l’alimentation en eau potable de la zone 1 comptant 39 localités (Moroni, Bambao et Itsandra) et 5 (Mboinkou), construction de citernes, cartographie des zones agricoles et de pâturages et modélisation climatique de l’exploitation durable des ressources en eau souterraine parmi les objectifs de 2020.

Un projet et des objectifs que le ministre a salué, promettant une appropriation rapide, étant donné que l’aboutissement du dit projet constitue en soi une partie de «l’émergence du pays, en couvrant, 60 % des besoins en eau potable et en irriguant les exploitations agricoles ».

Ministère de l’économie

La Rédaction

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