De La Coulée aux Etats unis : Says’z, l’artiste de la nouvelle génération à qui tout réussit

Son Ep est composé de huit titres dont cinq illustrés par des vidéos clips. Les titres Gleeden et Umani ont, à ce jour, atteint chacun le million de vues sur YouTube et, le mois dernier, ses fans ont pu l’admirer faire un plongeon dans une piscine en regardant le clip Too much qui compte plus de quatre vingt mille vues.
 
Pochette rose fuchsia et bleue nuancée, sous les influences colorées du tissu traditionnel des Comores, le sahare na subaiya, Says’z habillé d’une veste aux allures sultanesques, nous fait découvrir son univers musical. Le jeune homme originaire de Samba Mbodoni dans l’Itsandra a sorti, le vendredi 16 juin 2017, son premier projet, l’Ep intitulé “XVI”.

 C’est sur des ambiances Dancehall, afro beat et Afro chill que cet artiste de la nouvelle génération se lance avec un premier projet aux sonorités envoûtantes et aborde des thèmes qui tournent autour de la gente féminine et des différentes situations dans les relations amoureuses. Il apporte une singularité à ses chansons en mélangeant des paroles en français, en anglais, en comorien et plusieurs rythmes occidentaux et africains.

 Soutien
A la sortie de son Ep, on n’y échappait pas sur la toile ! Les messages de soutien et d’appréciation pleuvaient sur les réseaux sociaux. Des artistes connus issus de la communauté comorienne ou des fans anonymes ont exprimé leurs avis sur les réseaux sociaux.
Le rappeur franco-comorien, Soprano, avait posté une vidéo où on pouvait le voir fredonner le titre Umani et invitait ses fans à se procurer ce “petit bijou”.
    Alonzo lui avait opté pour le réseau social Instagram en publiant une photo de la pochette de l’Ep avec le message suivant : “C’est frais, c’est says’z. On soutient, pas vous? EP disponible partout mes vaillants”. 
Artiste et réalisateur comorien, AST, avait déclaré sur Facebook qu’il n’avait pas encore totalement fini son analyse mais il était déjà séduit par le projet qu’il a qualifié de “propre”.

    Le numéro un du rap aux Comores, Cheikh Mc, s’était demandé “pourquoi on ne se mobilisait pas pour que chacun mette les 3 € pour en faire un disque d’or et le propulser là où il mérite d’être”. 
Son souhait avait l’air d’être en bonne voie puisqu’en quelques heures sur le site Itunes, le disque s’était retrouvé numéro un des téléchargements dans la catégorie Musique du monde.

L’Ep est composé de huit titres dont cinq qui ont été illustrés par des vidéos clips. Les titres Gleeden et Umani ont, à ce jour, atteint chacun le million de vues sur Youtube. Le mois dernier, ses fans ont pu l’admirer faire un plongeon dans une piscine en regardant le clip Too much qui compte plus de quatre vingt mille vues.

 

Comme vous l’aurez compris, Says’z est sans doute une nouvelle étoile dans la scène musicale comorienne mais aussi internationale qu’il faudra désormais suivre de près.
 
“Who’s who”
Né en 1995 sous le nom de Salsabyl Chanfi, Says’z a grandi à Moroni au quartier de La Coulée. Il a commencé à écrire des textes musicaux à l’âge de 12 ans et s’est lancé dans le rap avec son groupe Crazy Team en 2007. Il a obtenu son baccalauréat en 2012, s’est installé à Paris où il a appris, très vite, à allier sa passion à ses études de droit. Fier de son pays, il a confié à 7 TV : “Je suis fait des Comores, c’est toute ma richesse”.
C’est après avoir participé au concours Trace Wati Star qu’il est propulsé par le label BVRON avec le remix “One dance” du rappeur canadien Drake en imposant son style et surtout un refrain comorien. La vidéo a été vue plus de 2 millions de fois sur Youtube et a dépassé les frontières de la France et des Comores pour trouver un public aux États unis. 

 Mouezi Fatoumiya/Alwatwan 

Soyez le premier à réagir

Réagissez à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*