Déclaration de Fahmi : Souef El Amine monte au créneau et parle de “manipulations.”

Un communiqué officiel n’aura donc pas suffit pour montrer toute “l’indignation” du gouvernement après les déclarations de Fahmi Saïd Ibrahim aux antennes de la très célèbre chaine de télévision Al-jazeera. Souef Mohamed El Amine, chef de la diplomatie comorienne a donc invité la classe politique, mouvance et opposition, afin de lui faire part de la vision du gouvernement sur le sujet. Et ce n’est ni tendre ni à l’eau de rose.
Regrettable”, “déplacée”, “mensongère” ou encore “maladroite”, la déclaration de l’ancien ministre d’Etat, Garde des Sceaux, faite sur la chaine qatarie Al-jazeera ne passe décidemment pas.

En attendant son retour au pays et “les mesures qui seront prises”, le gouvernement tire à boulets rouges sur Fahmi Saïd Ibrahim. Le ministre des Affaires étrangères, Souef Mohamed El Amine, explique que les déclarations de Fahmi comportent plusieurs mensonges.
     
    Il parle de décision unilatérale alors même que le sujet a été débattu en Conseil de ministres. Aussi, pourquoi n’a-t-il pas démissionné s’il n’était pas d’accord et de la décision et de la procédure ? Pourquoi attendre sa sortie du gouvernement pour en parler et pour s’en désolidariser ? 
 
s’interroge le ministre. Avant de rappeler, que l’ancien leader du Pec a “même fait une déclaration dans les antennes de l’Ortc pour expliquer les raisons de la décision du gouvernement”. Sur sa lancée, Souef Mohamed El Amine va jusqu’à parler de “manipulation pour des raisons personnelles”.
Au nom du pays
Le chef de la diplomatie affirme, par ailleurs, qu’aussi petit que soit le pays, il a un œil avisé sur ce qui se passe dans le monde et doit se positionner parce qu’il y a plusieurs enjeux. “Dans des moments pareils, le pays ne doit pas être neutre. Nous devons nous positionner car faire un choix est une preuve de souveraineté”, dit-il. Le ministre des Affaires étrangères rappellera, au passage, que le pays n’a pas de relation avec Israël et Taiwan.       
Présent à cette rencontre, Mouigni Baraka Saïd Soilihi remercie l’initiative du ministre des Affaires étrangères et parle de mise à nu du pays par Fahmi,
     
    il a failli surtout qu’il était au courant de tout ce qui est relative à cette rupture. L’opposition est contre cette sortie, il nous faut nous aligner à la décision du pays maintenant qu’elle est officielle et ce quelque soit nos avis personnels. 
 
L’ancien gouverneur de Ngazidja explique, par ailleurs, que l’intérêt du pays est prépondérant et dépasse ainsi toutes les clivages politiques. Fahmi risque-t-il des sanctions ? “Le gouvernement est libre d’autant que Fahmi n’avait pas à agir de la sorte”, dit Mouigni Baraka Saïd Soilihi.
Houmed Msaidié lui emboite le pas. “Les propos de mon frère et ami sont déplacés. La liberté d’expression est un fait mais la politique extérieure du pays prime”, dit-il. L’ancien ministre de l’Intérieur souligne, en outre, que “la parole du président est force de loi”. Il rappellera, aussi, que Fahmi a contribué à la mise en place du régime actuel.
Quant à des éventuelles sanctions contre l’auteur de la déclaration «incongrue», Souef Mohamed El Amine préfère garder le secret. “Vous le saurez bientôt”, confie-t-il. Autant dire que le retour de Fahmi Saïd Ibrahim est attendu de pied ferme. 

Abdallah Mzembaba/Alwatwan 
Titre original modifié 

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