Découpage électoral : Dhoihir Dhoulkamal propose 39 circonscriptions électorales contre 24 actuellement

Dans une proposition de loi adressée au secrétariat général de l’Assemblée nationale, le député Dhoihir Dhoulkamal sollicite que le nombre des représentants de la Nation passe de 24 députés élus au suffrage universel direct à 39, avec le rajout de 15 nouvelles circonscriptions électorales. Il souhaite qu’à partir de la prochaine législature l’île de Ngazidja puisse bénéficier de 17 sièges contre 11, l’île de Ndzuani bénéficie 15 sièges à la place de 9 actuellement et l’île de Mwali passe de 4 à 5 élus. Il propose également deux nouveaux sièges réservés aux Comoriens établis hors du territoire.

Le député de la 5ème circonscription électorale, deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Dhoihir Dhoulkamal, a déposé au secrétariat général du parlement, une proposition de loi fixant le nombre des circonscriptions électorales nationales et celles des représentants des Comoriens établis hors des Comores. Dans cette proposition de loi, le député Dhoihir Dhoulkamal propose une nouvelle reconfiguration du Palais du peuple, avec le passage de 24 circonscriptions électorales, au niveau du territoire national, à 39, dont deux nouvelles places réservées aux Comoriens établis en dehors du territoire.

Le deuxième vice-président du parlement propose que l’île de Ngazidja passe de 11 circonscriptions électorales à 17 pour un quota de dix-sept représentants de la nation. Ce qui fait que la grande île se voit bénéficier de six nouveaux sièges, avec un à Bambao, un dans la separation des régions de Washili et Dimani, un de plus pour la région de Mbadjini. La région de Mbwankuu aura son député indépendamment de la région de Hamahame. La région de Mitsamihuli aura à elle seule deux députés, sachant que la région de Mbude garde son élu.
Quant à l’île de Ndzuani, elle passera de 9 députés à 15, avec six nouvelles circonscriptions électorales, comme ce fut le cas pour Ngazidja. Une vraie reconfiguration de l’île. L’on constate cependant que deux ou trois localités vont former, après adoption de cette proposition de loi, des circonscriptions électorales à elles seules, et bénéficieront des représentants au sein du parlement.
C’est le cas pour les circonscriptions électorales N°7, 10, 11 et 12. Par exemple, la circonscription N°12 sera formée de Domoni et Bweladungu. Il y aura également Patsi, Koki et Bazimini qui vont former la 10ème circonscription.

Une de plus pour Mwali

A Mwali, le nombre de circonscriptions passera de quatre à cinq, selon cette proposition de loi, avec bien sur cinq députés au lieu de quatre aujourd’hui.
Le député Dhoulkamal souhaite, en outre, que les Comoriens établis hors du pays puissent bénéficier de deux sièges à la représentation nationale. Dans son exposé de motifs, il a justifié cette démarche par la possibilité de donner à cette partie de la population comorienne le pouvoir de bénéficier de ses droits et privilèges au même titre qu’à ceux résidant sur le territoire national, pour son apport important en faveur du pays. Ces deux sièges sont repartis entre l’Europe qui regroupe la France, la Belgique et la Suisse, et l’Asie-Afrique regroupant la Tanzanie, Madagascar, le Sénégal, l’Afrique du Sud, l’Egypte et l’île Maurice. Le vice-président du parlement a évoqué deux possibilités qui ont motivé sa proposition de loi. Il a avancé l’idée d’insérer les nouveaux députés de la diaspora dans les 33 sièges déjà existants, afin de ne pas entrainer des rémunérations supplémentaires en procédant à un aménagement des textes. Ou bien, augmenter le nombre de sièges.

Ali Abdou/ Alwatwan

1 commentaire sur Découpage électoral : Dhoihir Dhoulkamal propose 39 circonscriptions électorales contre 24 actuellement

  1. L’incompétence des politiques ne cesse d’augmenter en Union des Comores.En 2001 on a imposé aux comoriens la gestion de l’Etat par île en créant la « présidence tournante ».Ce qui a comme conséquences, on le voit aujourd’hui, une unité nationale masquée, une corruption massive et des colossales dépenses inutiles puisque effectuées uniquement pour payer les places politiques crées par ce nouveau système.

    Aujourd’hui encore on nous propose l’augmentation du nombre des députés, rien que pour créer de nouveaux postes politiques.Il faudrait nous expliquer pour on veut augmenter le nombre des députés.Car avant de créer un poste de travail, il faut au préalable qu’il ait la nécessité et le budget pour sa rémunération. Or avec une population de moins de 900000 habitants qui n’arrive pas à se nourrir quotidiennement, il inadmissible de lui rajouter des charges supplémentaires.

    Il serait mieux d’avoir confiance en soi, d’aimer sa patrie, d’être productif, créatif et réactif tout en respectant la loi fondamentale et les textes de la république en vigueur en Union des Comores.Ce n’est pas forcément le nombre des représentants qui compte mais plutôt le travail fourni. Les grands pays pour réussir misent sur la qualité et l’efficacité et non sur la quantité. Par exemple la France compte environ 67 millions d’habitants avec 925 parlementaires. Ce qui veut dire qu’un parlementaire représente environ 72351 habitant.

    Messieurs les députés la population des Comores souffre de plusieurs maux. Elle n’a pas besoin d’un grand nombre de députés. Elle a manifestement besoin d’une gestion transparente et légale des affaires de l’Etat. Rejeter cette proposition de loi c’est éviter des charges supplémentaires inutiles. C’est aussi lutter contre la délinquance politique et l’achat des consciences.

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