Défection du VP Djaffar : un crash politique

Apres la désolidarisation du N°2 du gouvernement d’Azali, c’est le vent de panique qui souffle à bord de la mouvance présidentielle. Voila comment se résume la situation lorsque le VP Djaffar eut à enfiler son parachute. Un geste qui a de conséquence grave, à se demander qui sera le suivant puisque le bouton « emergence » n’est pas prêt de s’éteindre. A l’allure où vont les choses, l’émergence d’Azali s’accommode à l’anglaise: ce qui veut dire il y a urgence en l’air. Tous les voyants sont au rouge (Qui n’est pas mis aux faits ?).
Justement en parlant d’émergence, Azali feint d’oublier que son unité de mesure n’est pas sa propagande mais c’est la conscience du peuple. Où sont les innovations économiques à la pointe d’une émergence?

Si le départ du VP Djaffar du socle présidentiel peut se comprendre comme un instinct de survie pour échapper au mauvais sort qu’Azali réserve à ses vices présidents dans sa conquête d’immortalité au pouvoir ,rien d’étonnant que cela enfle la crispation de ses militants qui voient a travers cette défection un immense trou baillant dans un nid d’opportunistes où un Essen de charognards politiques se nourrissent de la mendicité politique. Eu égard au fait que sa prestation à mrodjou a coté de l’opposition sonne désormais comme un cinglant désaveu pour AzalI qui a perdu la notion du temps, l’on chuchote combien lui en reste t-il avant l’explosion au sol? Cela dit, qu’attend le colonel pour se rendre a l’évidence et comprendre qu’il doit vite profiter du peu de temps qui lui reste pour changer de cap avant que la tempête politique et les vagues de manifestations qui ont déjà atteint le point culminant lui balayent sur son passage ?

Bouleversant ! VP Djaffar l’est d’être vilipendé dans une scène qui ressemble à un arbre qui se dispute avec ses tentacules. On l’accuse de comploter contre le pouvoir pour la simple raison qu’il a refusé de se terrer comme un tentacule profitant perpétuellement du déversement financière qu’Azali les a promis.
Vraisemblablement, le tentacule qu’était VP djaffar a atteint sa maturité puisqu’ il a compris que la saveur politique c’est lorsque l’argent du beurre et le beurre font bon ménage.

En clair, Djaffar a compris que l’égoïsme politique du président pousse assez vite que les mauvaises herbes que Sambi a plantées en plaçant Azali et Ikililou à beit salam.
Du cynisme politique ? Azali n’a pas d’équivalent car la décence politique, la confiance, les conventions qu’il a signé, la valeur moral des engagements qu’il a professé en publique tombent aux oubliettes lorsqu’il s’agit de satisfaire ses ambitions personnelles. Bref la mésaventure de Sambi imprègne de la moralité à Chabhane , Moustadrane et Fazul. Ils ne devront pas attendre jusqu’à voir le diable dans les détails de la constitution.

-Des divagations belliqueuses:
Offusquant, les argumentations de nos politiciens à chaque fois qu’ils s’apprêtent à défendre l’indéfendable. Au vu des réactions de certains de nos politiciens, il n’est pas exagérant de dire que la politique chez nous crée une scène de lit où les hommes font du striptease politique et n’ont pas honte de se lâcher en publique pour caresser des idées folles : outre, il serait mieux pour ce gamme de politiciens de porter des robes en fleur s’ils ne peuvent pas faire valoir leurs compétences qu’en courbant l’échine pour caresser la dictature d’Azali.
Si ce n’était pas pour en arriver là, comment Msa Ali Djamal s’est inspiré de Jean Pierre Chevènement pour comparer deux situations diamétralement opposées ? A ma connaissance Djaffar n’a pas obligation de démissionner car sa fonction ne résulte pas du bon vouloir du monarque mais découle d’une disposition constitutionnelle en tant que vice président voté au même titre qu’Azali.

Effectivement, ce flibustier qui a écumé 3 institutions depuis son arrivée au pouvoir à de quoi s’inquiéter. Le VP Djaffar à eu l’audace. Par son geste, il envoie un signal fort aux comoriens pour se dresser afin d’immobilisé le navire. .personne n’est a l’abri tant qu’Azali ne rend pas la cours constitutionnelle qu’il a capturé en pratiquant la piraterie politique.

Par Cap Patrie

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