Denika Kassim, l’espoir

wpid-screenshot_2016-02-18-05-51-24-1.png

L’athlétisme comorien a un nouvel espoir. Elle s’appelle Denika Kassim. En France, elle survole déjà sa catégorie. Championne départementale en salle et à l’extérieur du 60, 100 et 200m, son objectif est de remporter des médailles avec les Comores, son pays d’origine.

image

Installée à Dreux dans la région centre de France, Denika Kassim est une sprinteuse. Dans sa catégorie Junior 2, la jeune comorienne brille sur 60m en salle, 100 et 200m à l’extérieur. De parents de Moroni et Memboidjou, elle a remporté 2 fois de suite les championnats départementaux. Du haut de son 1m57, elle a été déjà qualifié pour les championnats nationaux.  » J’ai été qualifié l’année dernière au Championnat de France sur le 100m mais malheureusement j’ai échoué. Je ne vais pas vous cacher que je ne m’étais pas assez entraîné pour cause personnelle », regrette-elle. Cela n’empêche. Ses bons résultats surtout cette année, ont attiré l’attention des responsables de l’athlétisme comorien qui ont pris contact avec elle. Denika pourrait donc aller défendre le drapeau comorien à Rio dans les prochains Jeux Olympiques. Et en attendant le Brésil, elle se prépare à représenter les Comores en Pologne en juillet dans une compétition internationale.

L’invitation de la fédération comorienne d’athlétisme est venue renforcer la détermination de la jeune fille de vouloir servir son pays.  » Mon objectif est de représenter mon pays afin de rendre fière mes parents « , indique Denika Kassim avant d’ajouter qu’elle veut « donner de la motivation à toutes les femmes qui sont aux Comores, car l’athlétisme est un sport mixte et je sais que beaucoup aimerait pratiquer mais ont peur du jugement des autres ». Denika veut donc faire plaisir à ses parents. Des parents qui ont eux aussi marqué leur temps. Denika est la fille de Kassim Youssouf et Denise Leza, un couple de chanteurs célèbres qui a marqué le Toirab dans les années 90 avec l’orchestre Chenda Chenda de Memboidjou.

D’ailleurs, Denika est née aux Comores. Elle est arrivée en France à l’âge de 6 ans. C’est au collège que les enseignants ont découvert les potentialités de la jeune fille.  » J’ai commencé à pratiquer de l’athlétisme au collège. J’ai été encouragé par mes professeurs Freddy Paillard et Herve Bouffinier qui ont découvert que je courais très vite. Ils voyaient en moi du potentiel, de la motivation et de la détermination », se souvient la jeune fille qui prépare actuellement le bac. Des études qu’elle doit alterner avec le sport. Trois fois par semaine, elle quitte directement l’école pour se rendre à l’entraînement. Un rythme infernal mais qui n’arrive pas à décourager notre championne.

Salwa Mag

Soyez le premier à réagir

Réagissez à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*