Des hommes d’affaires mauriciens recherchent des marchés à investir aux Comores 

Dans l’Océan indien, les secteurs privés mauricien et comorien se sont rencontrés à Moroni durant trois « journées d’affaires » fin septembre, pour étudier les pistes d’un partenariat commercial et industriel. Des accords de coopération ont été signés en avril dernier entre les Comores et l’île Maurice. La partie comorienne cherche à bénéficier d’un marché dynamique en réduisant sa facture de fret et d’approvisionnement ou d’écoulement.
Plus de 150 opérateurs économiques comoriens ont participé à l’événement dont ils espéraient de réelles perspectives comme le souligne Ahmed Bazi, le président de la Chambre de commerce des Comores.
« Faciliter ces prises de contact, ces connaissances entre nos deux communautés d’affaires, en vue de conclure des partenariats, en vue de promouvoir l’investissement aussi au niveau des Comores donc on est plutôt satisfaits. On a beaucoup d’entreprises qui sont importateurs. On importe souvent de loin. Les délais de livraison vont être plus courts. On a donc un coût de fret qui sera bien moindre, ça nous donne un gain, ça viendra augmenter la marge de l’entreprise. Sinon, s’ils décident de baisser le prix, ce sera au profit des consommateurs. »
La vingtaine d’entrepreneurs mauriciens est ravie de certains contrats déjà signés sur le mode du « gagnant-gagnant » a confié Oumesh Prithipaul, représentant Entreprise Mauritius, la structure gouvernementale d’appui au développement à l’international des entreprises mauriciennes.
« Deux grandes sociétés des Comores ont déjà demandé à ce qu’on fasse du groupage pour acheminer rapidement deux ou trois containers. Vous avez l’avantage d’être de gros producteurs de girofle et de vanille. D »ailleurs il était là le Monsieur qui fait des épices à Maurice. Il va importer dans le même container qui va être acheminé vers les Comores. Mais lui s’est engagé à prendre les girofles des Comores. »
Ali Ahmed Mahmoud, gérant de la société Seaview WorldCom se félicite également d’avoir conclu un accord dans le secteur des services.
« On est un peu complémentaires parce que moi j’ai une agence de communication. Lui aussi est dans les services sauf qu’il est plutôt dans la production d’outils marketing : tout ce qui est enseignes et packaging ; autant de services dont ont besoin les Comores surtout ceux qui se lancent dans les produits à valeur ajoutée et qui nécessitent un bon packaging pour bien vendre le pays. Je pense que c’est une belle opportunité. »
D’autres accords auraient été signés lors des quatre cents rencontres tous secteurs confondus du BTP à l’agro-alimentaire en passant notamment par le textile. Néanmoins le secteur du transport aérien vers l’île Maurice reste inaccessible pour les Comores.

Rfi

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