Deux complices… Deux ennemis de la nation

Opinion libre :Un spectre hante les Comores : Azali. Considérant que l’échec de son quinquennat est inévitable, le locataire de Beit- Salam s’est emparé des Assises pour tendre un piège au peuple comorien et s’éterniser au pouvoir sous le format d’un hold up constitutionnel. Dangereux et manipulateur comme Sambi, Azali cumule les erreurs qui le rapprochent chaque jour davantage vers l’Enfer. Et les Assises nationales de février 2018 marquent le début de sa fin.

En réalité les Assises nationales qui viennent de s’achever ne concernaient que le gouvernement Azali, les partisans du CrC, des corrompus et quelques notables ressortissants de l’île de Ngazidja. Ces assises n’étaient pas appropriées pour diverses raisons :

– D’abord, l’organisation d’Assises nationales n’a pas été conforme aux objectifs préconisés par le mouvement du 11 aout et avancés par le Président Azali dans son ensemble depuis toujours et notamment dans la perspective de la lutte pour l’unité de notre pays et de l’émergence. Ces Assises n’ont été ni participatives ni inclusives.

– Ensuite, l’utilisation de millions d’euros uniquement pour des discussions d’une semaine a quelque chose d’indécent dans un pays où beaucoup de gens ne mangent qu’une fois par jour et où la pauvreté ne cesse de progresser. Mais cela n’a pas empêché Azali à engager des millions d’euros pour cette mascarade autour d’ Assises partisanes. L’émergence voulue par Azali, c’est que cette fois, le dictateur a décidé d’acheter les consciences de certaines personnalités de la diaspora et des esprits faibles dans le peuple.
– Enfin, les objectifs de ces assises demeurent flous. Mais Le peuple comorien N’EST PAS DUPE.

Azali et Sambi se sont toujours voués à éviter toute nouvelle tentative d’émancipation, toute manifestation, toute rébellion, toute exigence de Liberté et de vérité. La chute d’Azali est en vue comme une remise en cause de son propre régime.
Ecrabouiller, éradiquer, torturer le peuple c’est sa spécialité. Azali zigouille et écrabouille. Il organise et oriente le massacre du peuple comorien, en particuliers des Anjouanais. Sambi est son valet. L’Europe et l’union Africaine ses témoins. Azali teste et observe les silences, les reculades et les vaines pétitions du peuple comorien. S’il a triomphé lors de son putsch en 1999, Azali ne parviendra pas cette fois à commettre des monstruosités contre le peuple comorien. Et tous ceux qui, au nom du culte des Etats souverains, prônent la mise à mort de toute contestation ou rébellion ne doivent pas oublier que le soulèvement d’un peuple peut être fatal.
Ainsi Azali tout comme Sambi est le modèle, le maître-penseur d’une équation tragique : tous les révoltés contre les pouvoirs en place sont ses ennemis éternels. Pour eux, la seule solution, c’est la dictature ou le chaos aux Comores. Azali est entrain de démontrer aux yeux du monde que la mort est la vanité de tout élan révolutionnaire et que la liberté sera noyée dans le sang des Comoriens.
La contestation de la forme et du fond des Assises est le signe que la contre-révolution est en marche.Tous les Comoriens, fiers de l’être, sont prêts à défendre partout les valeurs d’unité nationale et l’exigence de transparence dans la gestion et l’utilisation des biens publics. En effet, avec l’idée de confédération, le danger c’est que demain il n’ y ait plus d’Union des Comores et que l’on soit obligés de ne penser qu’en terme d’îles et non plus d’une nation.
Assoumani Azali perd les pédales et navigue à vue.

M.G

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