Dossier Lafarge : Un scandale de trop au plus haut sommet de l’Etat

comores escro » Réussite » : c’est le slogan de jour dont Mzimba fait résonner partout pour justifier ses biens mal acquis, et cracher sur ceux qui dénoncent ses dérapages, et qu’il accuse des  »ratés ». Les belles personnes qui côtoient cet avocat de tous les coups tordus de la République, les satisfaits du haut sommet de la République qui soutiennent ces scandales de tous les jours, leurs griots et tous les donneurs de leçons qui se voient arrosés par ces fossoyeurs de notre jeune nation, les visiteurs de soir du palais, peuvent s’étrangler d’indignation. Ils peuvent à leur tour nous accuser de  »ratés », de  »minables »,  »d’aigris », de  »haineux », peu importe, on assume. L’important est que le citoyen comorien soit informé et éclairé sur ces scandales à répétition avec la complicité de la Commission anti-corruption ( yemtroumé ).

Mzimba, cet avocat qui se croit brillant, et mieux payé de tous parmi ses confrères, aurait mieux fait d’épouser un profil bas, au lieu d’afficher une arrogance qui trahit son personnage. A peine sorti devant la télévision nationale pour faire l’apologie d’un commerçant voyou aux allures de SILVIO BARLUSCONI comme ça été dit sur ces espaces, un autre scandale surgit et c’est le dossier Lafarge. C’est un dossier de mine et d’industrie devant être gérée par la vice-présidence de la production , environnement, énergie, industrie et artisanat, et qu’aujourd’hui, il est conjointement géré par le couple  » Mamadou et Bineta » (Mohamed Ali Soilih et Nourdine Bourhane), sous les ordres du sommet, et ont comme avocat, le triste maître Ibrahim Ali Mzimba. Quelle coïncidence. Tenez-vous bien pour la suite : Lafarge à Moroni est véhiculé par un véhicule du Groupe Bolloré.

Sans trop fouiller dans les poubelles de la République, tout le monde s’accorde que la République à laquelle nous vivons est scandaleuse et on s’efforce de soigner les apparences au lieu de crier haut et fort pour dénoncer le laxisme voyou et mafioso qu’entretient ces hautes personnalités qui font de notre pays, leur vache à lait. Il n y a même pas un mois, Alwatwan a publié les entreprises fantômes crées par le vice-président Nourdine Bourhane, auxquelles les a fait bénéficier des marchés publics sans la moindre réaction de la part du chef de l’Etat. Certes, il est élu au même titre que lui, mais vu son comportement, l’éthique républicaine impose qu’il lui retire ses délégations et ne jamais lui confier son intérim.

Le vice-président Mamadou est cité dans plusieurs dossiers qui entachent le pays et incompatibles avec ses fonctions du premier argentier du pays, pourtant c’est l’homme  » parfait » aux yeux du président de la République. Nous comprenons parfaitement pourquoi le ministre de l’intérieur a ordonné dans les kiosques le retrait d’Alwatwan Magazine, qui a révélé les détournements orchestrés par Mamadou et son entourage.mamadou

La complicité entre ces hommes dans la manière de gérer le pays agace les comoriens mais comme celui à qui l’on a cru à sa lutte anti-corruption ne voit rien et n’entend rien, pire, les cautionne dans leurs dérapages, alors là, il y a de quoi à être inquiet. Ce qui nous soulage, c’est la confiance que nous faisons tous à l’histoire. Ils seront tous jugés.

Nous voyons à travers ces scandales que ce qui préoccupe ces amoureux de l’argent et du confort est la satisfaction de leur égo. Et à l’allure où la machine à perdre accélère, on peut se permettre de dire qu’aucun interdit moral ne les arrête. Et, pour s’enrichir, ils sont prêts à tout même à ce qui nuit l’image de notre pays. L’avocat le plus riche de tous comme il le répète partout à qui veut l’entendre, est rattrapé aujourd’hui par son comportement de vouloir impressionner tout le monde du haut de ses marches, alors qu’en vérité participe activement dans cette entreprise mafieuse destinée à dilapider le pays et à faire du peuple comorien, un peuple mendiant. Le Groupe Bolloré auquel a loué des éloges lors de son spectacle désolant chez son ami Soilih Mohamed Soilih ( ORTC ) , le voici aujourd’hui au cœur de ce scandale, pour dire que si Mzimba s’est battu bec et ongle pour que ce groupe accapare l’exploitation du port de Moroni, c’est pour en tirer profit, et continuer dans le même sens et toujours avec la complicité du sommet de l’Etat. Une manière aussi pour cet avocat de justifier ses honoraires qui avoisinent les 8 millions de francs comoriens par mois. Et devant cette honte, le bonhomme nous parle de réussite et accuse tout le monde d’aigris et de ratés. Franchement ce Mzimba est plus que gonflé.

Dans ses délires sur ORTC, Mzimba menace de porter plainte et exige des preuves par rapport à tout ce que les compatriotes de ce pays dénoncent sur son comportement et celui de sa petite bande. Il appartient à la justice de s’y intéresser de son cas à partir des indices dévoilés ici et là. Il faut se poser la question sur ses honoraires  » gonflés » par ses clients, alors qu’on sait qu’il ne leur apporte rien. On se souviendra toujours de ce procès spectaculaire au palais de justice de Moroni sous SAMBI, dont notre avocat demande à son client de lui noter les arguments de sa plaidoirie ( pitié ). Notre avocat s’est-il donné un instant pour se demander pourquoi c’est lui parmi les dizaines d’avocats qu’on a dans notre pays qu’on associe dans ces dossiers louches qui dégénèrent honteusement des milliards de nos francs partis dans les poches de ses commanditaires ? Pas du tout, c’est lui le connaisseur, continue à amuser les galeries.mzimbamamadou

Devant cette triste scène de magouilles que cette tournante dessine dans notre pays, il faudra donc travailler au marteau piqueur pour arracher les racines profondes que ces deux vice-présidents (Mamadou et Bineta), avec leur avocat aux milles coups, ont incrustées dans la chair de notre République. Il faut immédiatement demander au peuple comorien son avis sur les questions essentielles qui engagent leur destin commun, au regard de ces magouilles. Exemple : doit-on continuer à assister impuissamment à la descente aux enfers de notre pays à tout le monde ? Doit-on laisser une minorité d’arrivistes, dépouiller notre pays au vu et au su de tout le monde ? A quand une révolution citoyenne pour le bien de nos enfants qui trainent sous les badamiers après tant d’années d’études, et surtout quand on pense à nos maigres économies que bous avons mises pour leur réussite. Et c’est la braie réussite, pas celle de Mzimba.

Ali Mohamed Djoubeir

1 commentaire sur Dossier Lafarge : Un scandale de trop au plus haut sommet de l’Etat

  1. il faut demander à mzimba de remettre les originaux de ces diplômes car il a remis à l’état que des photocopies falsifiées de son frère mort qui , lui a fait des études d’avocat à Aix en Provence

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