Echéances électorales de 2016 : Le nombre d’électeurs de la diaspora estimé à plus de 100.000

Selon le directeur général des élections, on estime à 40.000 le nombre d’électeurs potentiels à Marseille, selon les statistiques de la préfecture de la ville, contre 90.000 à Genève (Suisse). «Le Comité national technique de la diaspora comorienne évalue à un peu plus de cent mille les électeurs en France. C’est un chiffre important ; cela représente 25% du fichier total des électeurs potentiels sur le territoire national», a-t-il indiqué.

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Dans le cadre des préparatifs des prochaines échéances électorales, le gouvernement comorien a sollicité l’appui de l’Union européenne (Ue) pour mener une étude sur l’insertion de la diaspora dans le fichier électoral national. Ainsi, une mission tripartite, composée d’un expert de l’Ue, du directeur général des élections, et du commissaire à la communication de la Ceni (Commission électorale nationale indépendante), s’est-elle rendue en France du 29 juillet au 8 août.
Objectif : travailler avec le Comité national technique de la diaspora pour collecter les données et toute autre information pouvant aider à ficeler le projet d’intégration de la diaspora comorienne dans le corps électoral national.

Selon Mbaé Toimimou, directeur général des élections, cette mission leur a permis notamment d’évaluer le potentiel électoral de France et d’avoir une idée du coût réel de l’ensemble du processus en termes de ressources humaines et financières.

«Nous avons organisé deux ateliers, à Paris et à Marseille, qui ont regroupé les différents délégués des treize pôles déjà identifiés», a-t-il fait savoir. Il a insisté sur la nécessité de sensibiliser les membres de la diaspora pour qu’ils puissent participer massivement aux futures élections.

Mbaé Toimimou s’est, par ailleurs, réjoui de constater «la forte mobilisation» et «l’engouement» des Comoriens de France pour les échéances de 2016. Il propose de multiplier les échanges avec cette diaspora et de recueillir les avis des uns et des autres,  seul moyen, à ses yeux, d’élaborer un projet à la fois sérieux et bancable. Pour le directeur général des élections, ce déplacement en France lui a surtout permis de se rendre compte de la densité du tissu associatif de la diaspora et de la disponibilité de cadres compétents pour mener à bien le processus.
On estime à 40.000 le nombre d’électeurs potentiels à Marseille, selon la préfecture de la ville, contre 90.000 à Genève (Suisse). «Le Comité national technique de la diaspora comorienne évalue à un peu plus de cent mille les électeurs potentiels en France. C’est un chiffre important ; cela représente 25% du fichier total des électeurs potentiels sur le territoire national.

Nous comptons utiliser les étudiants comoriens en France dans le recensement, l’organisation des élections et le fonctionnement des bureaux de vote», dit-il. A propos de l’organisation et du financement des élections,  Mbaé Toimimou a déclaré que l’Ue avait débloqué quatre millions d’euros, soit environ deux milliards de fc.

«Le chef de l’Etat a également saisi les Nations unies, la Ligue des Etats arabes, l’Organisation internationale de la Francophonie, l’Union africaine, la Commission de l’Océan indien pour qu’ils nous appuient», a-t-il ajouté.
Pour rappel, les acteurs du processus électoral s’étaient réunis le mercredi 5 août à l’hôtel Retaj pour la restitution des travaux relatifs à l’évaluation des besoins de la révision du fichier électoral en vue des élections de 2016.

Cette mission a été confiée à des experts internationaux de l’Ue à la demande de Houmed Msaïdié, ministre de l’Intérieur en charge des élections. Trois dossiers phares avaient alors retenu l’attention des acteurs : le recensement sur le territoire national et en France, le vote de la diaspora et le décret portant convocation du collège électoral.
Nazir Nazi/ Alwatwan

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