Effondrement des investissements étrangers directs

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Malgré les efforts déployés pour attirer les investisseurs étrangers, les résultats sont décevants si on tient compte les résultats publiés par la CNUCED dans le rapport mondial sur l’investissement 2005-2013. Même constat pour les investissements domestiques qui ont eu peu d’influence des réformes engagées dans le secteur.

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Les cinq réformes qui ont été menées dans l’espoir de booster les investissements étrangers et domestiques n’ont pas produit les résultats escomptées. Il s’agit de la réduction des étapes et des délais pour la création de l’entreprise, le transfert de la propriété, la création d’entreprise, l’obtention de prêt et la protection des investisseurs minoritaires.

« Malgré ces progrès, la hausse des investissements direct étrangers a été minime, les investissements privés domestiques ne dépassant pas les 10% du PIB », lit-on dans l’EDIC 2015-2019, publié en avril dernier.

D’après cette étude-diagnostic sur l’intégration du commerce aux Comores, la performance sur les flux des investissements directs étrangers (IDE) se présente en dents de scie depuis 2005. L’année du départ avec 0,6 million de dollars de flux entrants qui va générer 24,2 millions de dollars de stocks.

La tendance sera à la hausse quatre ans après, avec 8 millions de dollars de flux entrants pour 37 millions de dollars de stocks. L’année 2009 connaîtra un engouement des IDE avec 14 millions de dollars pour 55,1 millions de stocks qui correspond à 9,6% du PIB. Une année qui sera suivie de deux années marquées par une chute libre, 4 millions USD en 2010 et 7 millions en 2011.

La reprise sera nette en 2012 avec 17 millions USD pour 99,6 millions de stocks correspondant à 16,7% du PIB, avant que la situation ne s’effondre en 2013 pour arriver à 14 millions USD.

Les obstacles aux développements des IDE, croit-on savoir, serait l’absence d’une politique nationale d’investissement, un positionnement ambigu de l’agence nationale pour la promotion des investissements et une gouvernance mitigée des IDE.

« La croissance actuelle des IDE et des investissements publics ne pourra pallier le déficit commercial structurel des Comores. Des solutions ambitieuses devront voir le jour », indique le document.

Maoulida Mbaé / Hzkpresse

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