Elections 2016 : «Incompréhension» à la Ceni

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Le 6 décembre prochain, dans exactement trois  jours, les personnes désireuses de se porter candidat aux prochaines élections pourront commencer à le faire. «Tous les documents sont prêts et nos travaux se poursuivent pour l’intérêt de la population», ont indiqué des membres de la Ceni, rencontrés lors de la suspension des travaux de l’assemblée générale ordinaire du mardi.

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Cependant, cette rencontre a omis d’intégrer dans son ordre du jour le «climat malsain» qui règne au sein de l’institution et qui risque, à la longue, de perturber le fonctionnement normal de la structure et donc des préparatifs électoraux. C’est que les membres de la Ceni ne semblent pas mettre en avant les divergences qui sont apparues, ces derniers jours, et abondamment reportés dans les médias.

On  se souvient, à ce propos, de la guerre de communiqués publiés la semaine dernière par, d’un côté,  «l’assemblée générale» et, de l’autre, le bureau de la Ceni qui a traité les initiateurs de la conférence de presse, tenue le 25 décembre dernier, de «groupe minoritaire de commissaires de la Ceni qui ne représente pas l’assemblée générale (…) (Lire nos précédentes livraisons). Un troisième communiqué était même distribué à la presse sans que les personnes mises en cause dans ce document sachent  son existence.

«C’est la première fois que nous voyons ce document», ont confié des membres de la communication de la Ceni qui ont parlé de «sanctions» prises à l’un des membres suite à la conférence de presse du 25 novembre et du communiqué distribué durant la rencontre par les conférenciers.

Il faut dire que ce document a laissé «sans voix» des agents de la Ceni qui, malgré les accusations des uns et des autres et les sanctions, refusent de parler publiquement de divergences au sein de la structure. «Nous n’avons pas de divergences, pour preuve, l’assemblée générale ouverte ce matin pour analyser la situation administrative et financière de la Ceni», ont indiqué des responsables de la cellule de communication de la Ceni qui évoquent, plutôt des «incompréhensions».

Interrogé sur cette situation à quelques jours de l’ouverture du dépôt des candidatures, le secrétaire général du cadre de concertation a indiqué que «le code électoral a prévu ce cas d’espèce, en son article 56 qui dit : en cas de faute grave, la Ceni peut relever un membre de son bureau de ses fonctions par décision de la majorité de ses membres…». Aussi faudrait-il, selon Saïd Toihir Said Ahmed, que l’Ag de la Ceni interroge le règlement intérieur et «prenne les mesures qui s’imposent». Mais en ce qui le concerne, précise le secrétaire général, le cadre de concertation n’aurait pas de position à prendre.

«Le cadre de concertation en tant qu’organe ne peut que recommander le respect strict de la loi. Mais, les membres du cadre de concertation, appartenant à des partis signataires de la déclaration commune, sont solidaires avec leur parti, à titre individuel», soutient-il.

D’après Saïd Toihir Saïd Ahmed, le cadre de concertation suit de près l’évolution de cette situation et le ministre de l’Intérieur, qui est son président, décidera de l’opportunité de convoquer ou pas, l’ensemble des composantes de la structure.

Pour sa part, le président de la Ceni que nous avons essayé d’interroger sur la situation de l’organe n’a pas jugé opportun de nous recevoir.

Saminya Bounou / Alwatwan

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