Élections 2016 : Quand Mouigni Baraka divise son camp en visant Beit Salam

L’année 2016 se rapproche au galop avec des échéances décisives pour tous, les politiques principalement, dont Mouigni Baraka Said Soilihi, gouverneur de l’île de Ngazidja qui veut briguer la présidence de la république.

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Alors qu’il rêve du palais de Beit Salam, Mouigni Baraka Said Soilihi voit ses rangs se fissurer petit à petit. Ses relations avec les siens ou supposés tels deviennent de plus en plus tendues et n’annoncent guère, aux yeux des observateurs, un ciel dégagé pour celui dont l’œil est fixé sur le palais présidentiel qu’il contemple depuis Mrodjou avec cette vue splendide sur ce palais rêvé.

Avec Ali Hamissi, son directeur de campagne qui l’a porté à Mrodjou il y a près de cinq ans, les relations sont scabreuses, celui-ci s’apprêtant à quitter le navire avec armes et bagages, dit-on, pour rejoindre le camp de Mohamed Ali Soilihi (Mamadou).
Avec Younoussa Saïd, président du conseil de l’île, les relations ne sont plus au beau fixe, le locataire de Mrodjou lui chercherait un remplaçant au perchoir du conseil en tentant de le faire destituer. Le jeune homme qui l’a aidé à s’installer place de l’Indépendance n’est pas ce président potiche désiré qui obéit au doigt et à l’œil comme un toutou ou une marionnette dans un théâtre d’ombres.
Entre les trois hommes, le temps de la lune de miel est passé. Mouigni Baraka, selon des proches d’Ali Hamissi, manquerait de reconnaissance à l’égard de celui-ci en lui préférant, pour sa succession à Mrodjou, Mohamed Soulé dont les tee-shirts seraient déjà prêts pour la campagne. Un montant de 3 millions aurait été décaissé pour leur fabrication.

Les difficultés du gouverneur de Ngazidja ne s’arrêteraient pas là. Raoul Delapeyre et Djaé Ahamada convoitent, eux aussi, le palais de Mrodjou. Ce qui ne serait pas de tout repos pour le gouverneur ; aucun des trois hommes ne peut ramener au RDC (parti du gouverneur) le palais de Mrodjou. Si Djaé n’est pas un homme du sérail douanier, les trois hommes ont en commun d’être battus aux dernières législatives.

Entre Mrodjou et Ali Hamissi, « la rupture est irréversible », indique une source digne de foi, précisant que l’on « attend le moment opportun » pour l’annoncer. Si le fait se confirmait, M. Hamissi qui ne jouerait pas en solo, pourrait allait renforcer un peu plus le camp de Mamadou pour affaiblir un peu plus celui de Mouigni Baraka.
Cela va de soi, Ali Hamissi ne se jettera pas dans les bras de Mamadou sans contrepartie. S’il part avec armes et bagages, il entend avoir avec lui son âme et sa conscience. Traduction : il négociera l’appui du vice-président pour briguer le gouvernorat Ngazidja.
Younoussa Saïd, président du conseil de l’île, partira sans doute avec lui. On peut compter aussi, dans cette liste, les seconds et même les troisièmes couteaux.

Mohamed Hassani/ LGDC

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