Enseignement : Les enseignants refusent de valider le premier trimestre

Alors qu’ils s’apprêtent à reprendre le chemin de l’école pour le compte du deuxième trimestre, les enseignants du cycle secondaire ont décidé de ne pas valider le trimestre qui vient de s’écouler. En toile de fond, le non-paiement du salaire du mois de mai ainsi que les autres clauses composant le dernier accord qui mettait fin à la dernière grève.
 
Le bras de fer opposant les enseignants du cycle secondaire et les autorités se poursuit. Les premiers déterminés à obtenir la satisfaction de leurs revendications ne sont pas prêts à jeter l’éponge avant d’obtenir gain de cause. Après avoir appelé à un arrêt de travail de 48h du 14 au 15 décembre dernier qui a été largement suivi par les établissements publics, l’intersyndicale a demandé aux enseignants de ne pas remplir les bulletins du premier trimestre.

Et pour cause, le non versement du salaire du mois de mai 2017. Cet engagement avait été pris par le gouvernement lors de la signature du mémorandum le 2 juin dernier qui mettait fin à une longue grève. Même si d’autres doléances restent encore sans réponse, mais pour le moment les enseignants réclament ce salaire.
Au lendemain de la fin de leur arrêt de travail, les syndicalistes avaient promis de recourir à d’autres mesures pour exprimer leur ras-le-bol sans préciser lesquelles. Aujourd’hui, il s’avère que le refus d’approuver le premier trimestre  fait partie de leurs démarches. Comme l’a confirmé hier le secrétaire général de l’Intersyndical, Moussa Mfoungouliye.
 
    On a observé un arrêt de travail de deux jours, aujourd’hui nous avons décidé de ne pas valider le trimestre. Notre objectif est de rappeler aux autorités qu’elles doivent satisfaire nos requêtes qui n’ont rien d’étrange si on se réfère au mémorandum , a-t-il  rappelé. 
 
Dans une conversation téléphonique qu’il a eue avec Al-watwan, celui-ci a annoncé d’autres mesures qui pourraient être prises prochainement par les enseignants à défaut d’une satisfaction de leurs revendications.

Arrêt de cours pendant les assises
Parmi celles-ci se trouvent l’organisation d’une marche pacifique afin de réclamer leurs droits, le lancement d’un préavis de grève. Dans sa liste, le patron de l’intersyndical a aussi annoncé une mesure qui selon lui coïncidera à une période importante notamment celle des prochaines assises nationales.
A en croire, Moussa Mfougouliye, les enseignements cesseront les cours durant toute la période des assises en attendant ses résolutions. Et ça dépendra de la durée de celles-ci. “Pour le moment nous attendons que le gouvernement honore son engagement.
Dans le cas contraire, nous enclencherons les mesures citées précédemment mais nous évoluerons de façon progressive. D’ailleurs en ce qui concerne l’arrêt des cours pendant les assises, nous avons déjà écrit une lettre au président du Cpan, une ampliation a également été envoyée aux institutions, commissariat à l’éducation, Assemblée nationale, ministère de l’Education.
Le trésorier payeur général a affirmé avoir reçu les états de salaires mais qu’il n’attend plus que l’aval du gouvernement “ a-t-il ajouté. De son côté, le secrétaire général du ministère de l’Education, Abdallah Djalim a dit ne pas avoir eu connaissance de la décision faisant état de non validation du trimestre. Il exhorte toutefois les enseignants à éviter les “chantages” en optant pour les négociations puisque le gouvernement a demandé la résolution de ce problème. 
Abdou Moustoifa / Alwatwan 

Soyez le premier à réagir

Réagissez à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*