Environnement: Les Comores produisent 560 KG de mercure par an

La vice-présidence en charge de l’environnement en partenariat avec l’Organisation des Nations-Unies pour le Développement Industriel (ONUDI) a organisé un atelier de validation du rapport sur l’évaluation initiale de la convention de Minamata sur le mercure en Union des Comores. Ce rapport montre que les Comores émettent 560 Kg de mercure par an.

Le personnel de la vice-présidence en charge de l’environnement, de la santé et des experts des Nations-Unies étaient tous réunis hier lundi pour la validation du rapport sur l’évaluation initiale de la convention de Minamata en Union des Comores. Pendant des mois, le coordinateur du projet et son équipe technique travaillaient déjà sur l’élaboration du rapport et des exigences à respecter pour ratification de la convention de Minamata. Dans ce sens, l’équipe a fait un inventaire du mercure dans le pays et le rapport a montré que la quantité totale de rejets et d’émission de mercure aux Comores s’élève à 560 Kg par an.

« L’évaluation initiale de Minamata consiste à entreprendre une évaluation du mercure pour permettre au gouvernement de déterminer les exigences nationales et les besoins pour la ratification de la convention de Minamata mais aussi pour définir les priorités nationales pour la planification et la mise en œuvre de la convention », explique le Dr Said Ali Thaoubane, le coordinateur national du projet. Ce dernier a montré que 60% des rejets du mercure dans le pays concerne l’incinération et le brûlage à l’air libre des déchets et le déversement informel des déchets généraux. « La production des déchets par habitant aux Comores est élevée par rapport à d’autres pays de la région sub-Saharienne », dit-il.
Le coordinateur du projet réfléchit sur la manière de stocker les déchets généraux et la sensibilisation sur le mercure mais il doit travailler aussi sur les amendements de certains textes pour arriver à la ratification de la convention de Minamata. « On a répertorié 11 textes à amender. Mais il y a surtout trois textes qui sont plus importants à savoir le code de la douane, le code de la santé et le décret sur l’environnement », avance Dr Said Ali Thaoubane, avant d’ajouter que « maintenant on doit mettre en place un plan de lutte contre le mercure aux Comores ».
De son côté, la représentante de l’UNITAR et de l’ONUDI réaffirme son souhait de collaborer étroitement avec les Comores pour l’accomplissement de ses priorités nationales telles que l’élimination des produits contenant du mercure, la gestion des déchets de manière écologique et rationnelle et la réduction des émissions de mercure provenant de l’élimination des déchets médicaux d’ici 2020. Pour rappel, les Comores ont signé la convention de Minamata en Octobre 2013 et actuellement on y travaille pour sa ratification.

Mohamed Youssouf/LGDC 

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