Explications sur le rejet de la demande de liberté provisoire de Djibril

AFFAIRE DJIBRIL: L’HEURE DE MISE AU POINT AVEC UNE LIGNE DE DÉFENSE PAS CLAIRE  
L’avocat de Chaéhoi M’madi alias Djibril a convié la presse à une reunion à l’hôtel La Grillade pour une mise au point sur l’affaire Djibril. 
Les faits selon la défense 

L’affaire remonte de 2012. Moina Halima Andhumdine, native de Boeni-Bambao serait souffrante pendant longtemps et la maladie n’aurait jamais été identifiée scientifiquement. Un jour, quelqu’un lui aurait conseillée Chaehoi M’madi comme Fundi qui puisse la guérir. Conseil validé par Mme Halima Andhumdine qui, cette année-là est allée consulter Foundi Djibril et lui exprimer ses souffrances.
Djibril, le guérisseur emmerdé ?

Sans connaître des détails sur les traitements infligés ou recommandés à Mme Moina Halima, la défense confirme que cette dernière a depuis vu son état de santé se rétablir grâce aux remèdes de Foundi Djibril. 
Comment est-ce que la « patiente  » (aujourd’hui plaignante) soulagée après tant d’années de souffrance a-t-elle pu revenir sur le prix à payer contre ses souffrances ? Djibril a-t-il trompé Moina Halima ou c’est plutôt elle qui a dupé Foundi ? 
Moina Halima, la redevable ?

On aurait mal imaginé, après tant d’années rouillées par le courage et la recherche de remèdes que la patiente aurait des doutes quant à un payement des prestations. Mais des questions qui restent sans réponses ? Combien paie-t-on pour de prestations pareilles et avec quelles proportionnalités ? Le paiement par nature pour de tels services c’est ce qui est retenu mais pour quelle valeur chiffrée ? De toute évidence, Moina Halima a payé les prestations avec la livraison de l’or sur la base de FIDIYAT (Sacrifices). La défense a insisté lors de cette conférence de presse sur le terme « FIDYAT ». 
En effet, les questions qu’on s’est posé un peu plus avant sur la proportionnalité et la valeur de l’or en question ont-elles eu des réponses avec cette idée dogmatique du sacrifice ? En tout cas, la patiente avait payé de l’or ce jour-là sur la base d’un SACRIFICE. 
Trop de questions sans réponses 

Que s’est-il passé après et pourquoi le guérisseur est-il recherché après un temps et emprisonné aujourd’hui? C’est bien la question que tout le monde peut se la poser. L’or a été utilisé mais Djibril a accepté d’en payer la valeur estimée à une douzaine de millions de francs comoriens. A combien est estimé le gramme et sur la base de quelle quantité exacte l’or est remboursé ? Selon Me Mahmoud, Moina Mariama aurait aujourd’hui fixé à 25 000 KMF (près de 50 €) le prix du gramme. Des photos auraient été  utilisées comme preuve attestant la quantité et valeur de l’or. Comment es
Pourquoi Moina Halima, la guérie a finalement changé d’avis entre temps en revenant sur le fait ? Comment ça se fait que l’or estimé à 3, 8 kilogrammes a vertigineusement baissé de 1,8 aujourd’hui ? Aux questions : Djibril est-il un théologien ou voyant ou les deux à la fois, son avocat Me Mahamoud dit avoir connu le foundi en tant que prêcheur et non comme voyant. Djibril a-t-il accepté de payer mais sur quelle base ? Et des questions ….

En attendant, la ligne de défense, me semble-t-il n’a toujours pas eu l’angle auquel ils devront s’accrocher pour venir au secours de Djibril. 
Le 27 mai dernier, alors que le foundi arrivait en grande pompe sur le tarmac de Moroni-Hahaya, il sera interpellé quelques heures plus tard et mis en détention depuis dans la prison de Moroni.

Abdoulatuf Bacar 

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