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Fakihi Mradabi, «La diaspora contre Azali déserte de leur camp»

Dans cet entretien, le vice-président du rassemblement de la diaspora pour le développement des Comores, Fakihi Mradabi dresse le bilan de leur mouvement et celui de la diaspora contre Azali. Le vice-président du Rddc évoque la démission et l’échec de la diaspora contre Azali en jugeant un bilan positif du mouvement Rddc.

Quel bilan dressez-vous du mouvement Rddc depuis sa création jusqu’à nos jours ?

Je tiens d’abord à vous remercier pour cet entretien. Pour répondre à votre question, il faut savoir que notre mouvement Rddc lutte pour la diaspora comorienne. C’est un rassemblement de la diaspora pour le développement des Comores. Nous défendons les intérêts de la diaspora dans son ensemble. Certes, le mouvement est créé dans une situation politique, mais nous sommes un mouvement sociopolitique. Et depuis la création du Rddc, notre bilan est satisfaisant. Puisque nous avons réussi à mettre fin aux manifestations de l’opposition sur le territoire français. Ils organisaient à chaque dimanche des manifestations contre le régime Azali en appelant à un Etat démocratique. Avec notre solidarité, nous avons réussi à en finir avec des manifestations qui détruisaient l’image de notre pays. Nous avons multiplié nos rencontres à Paris comme à Marseille ainsi que dans les autres villes françaises. Nous avons travaillé en concert afin d’atteindre nos cibles. Nous jugeons donc un bilan positif. Pour l’heure, les rassemblements contre Azali de tous les dimanches un peu partout en France ne se tiennent plus. Et c’est un échec politique de leur part. Ils n’ont pas atteint leur objectif contrairement à nous. Plus de manifestations contre le président Azali et son gouvernement sur le sol français depuis la création du mouvement Rddc.

Avez-vous réussi votre pari ?

Absolument. Nous avons réussi notre pari. Tout le combat que nous avons mené, c’est une réussite pour nous. Nous sommes fiers de notre combat, de notre démarche commune. La majorité de la communauté comorienne de France est convaincue que notre combat est le devenir de la diaspora comorienne et rien d’autre. Nous défendons des bonnes causes. Le rassemblement démocratique pour la diaspora des Comores s’est musclée à en finir avec les antagonistes et ses manifestations en France. Si l’on considère que le but est de lutter contre les manifestations, promouvoir la politique du président Azali et défendre la diaspora, l’opération est réussie. Le Rddc a comme mission de sensibiliser les comoriens de l’extérieur sur la politique de développement, notamment l’émergence prônée par Azali.

Quelle lecture faites-vous sur les démissions des membres du Daula Yahaki ?

Ce qui explique leur gros échec. Des démissions en cascade voient de plus en plus le jour. Des têtes des réseaux déclarent publiquement l’hypocrisie qui règne au sein même de différents appels. La diaspora contre Azali déserte de leur camp. Les membres du Daula Yahaki ont failli à leur mission. La diaspora a failli à sa mission. La diaspora est à l’agonie. Les comoriens comprennent les démarches destructives de la diaspora contre Azali et de l’ensemble de l’opposition. Plusieurs manifestants comoriens en France sont des infiltrés et le Daula Yahaki est désapprouvé par la population.

Après un long combat de lutte contre la diaspora antagoniste, quelles sont donc vos perspectives ?

Nous visons l’avenir de la diaspora. Vous savez très bien que plusieurs comoriens se trouvent en France. La diaspora investit dans le développement comorien. Nous projetons à structurer la diaspora pour un devenir meilleur. Personne n’est sans savoir que la diaspora comorienne ne vote pas. Nous devons unir nos forces dans une démarche commune afin que la communauté comorienne de France vote aux prochaines échéances de 2024. Le chef de l’Etat est pour tous les comoriens de l’intérieur et de l’extérieur. Le vote de la diaspora est plus que nécessaire. Il faut que la diaspora soit constructive et non destructive.

Le chef de l’Etat reconnait-il votre combat ?

Que le président de la République reconnaisse ou pas notre combat, nous continuons notre lutte. Le pays nous appartient tous et chacun est appelé à apporter son édifice. Nous défendons le développement de notre pays. Nous défendons notre diaspora. Des reconnaissances ou des compliments ne nous préoccupent pas. Ce qui nous préoccupe c’est le devenir du pays et de la diaspora. Nous ne cesserons de se mobiliser et faire preuve de résilience sociale et politique.

Votre dernier mot.

J’appelle à l’unité de toutes les forces vives pour construire ensemble les Comores. Nous pouvons avoir des divergences d’idées mais nous pouvons s’unir pour le développement du pays. Pour ce qui est de l’état sanitaire de notre pays, nous remercions le chef de l’Etat et son gouvernement de leurs efforts consentis contre la crise sanitaire qui sévit le pays. La diaspora se soumet aux mesures barrières pour l’intérêt sanitaire des comoriens. Nous encourageons ainsi les autorités à la crise, les forces de l’ordre, le Cosep et le personnel soignant de leur rôle qu’ils jouent en cette période de pandémie de coronavirus liée surtout à cette deuxième vague.

Propos recueillis par KDBA/ Al-Fajr

La Rédaction

1 commentaire sur Fakihi Mradabi, «La diaspora contre Azali déserte de leur camp»

  1. cest pas les manifestations de france qui vont changer les choes et la dictature au pays car dans momment dificile comme c est la ne permet pas a des gents d aller manifester avec la civid variante donc vous se tromper

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