Funérailles de l’écrivain Ahmed Ibrahim à 18h30 à Nioumadzaha

L’écrivain Ahmed Ibrahim, mort subitement à Tamatave le soir du vendredi 16 mars dernier, sera enterré ce lundi dans son village natal de Nioumadzaha Bambao à 18h30. Le vol qui transporte le corps depuis Tananarive est attendu à Hahaya à 17h.

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Ahmed Ibrahim est un écrivain qui a fait des brillantes études supérieures de philosophie, jusqu’au troisième cycle (DEA). Au cours de la préparation de sa thèse de doctorat, il a eu avec succès deux autres DEA dont l’un en anthropologie et sociologie politique et du développement, et l’autre en sciences politiques.

Auteur du roman « aux villages des océans » (Print Express, 2004), il était également docteur en sciences de l’éducation dans le cadre d’analyses institutionnelles. Il enseignait la philosophie et la sociologie, en France. Il fut, pendant très longtemps, le coordinateur de l’action sociale de l’association « amis de la maison verte ».

En dehors de son costume d’écrivain, Ahmed Ibrahim s’était engagé dans la politique. Cet engagement ne sera qu’éphémère et n’a pas pu hélas se faire remarquer peut-être par sa nature discrète, et taciturne. Aux dernières présidentielles, il a soutenu la candidature de Mohamed Ali Soilihi lequel sera battu à plates coutures par le tandem Sambi-Azali.

« Aux villages de l’océan », son premier roman est un œuvre littéraire qui décortique les différents ennuis que rencontre la culture locale, dans une modernité mal définie et mal construite. Il constitue une inévitable problématique sur la transition entre tradition et modernité.

De Madagascar où il est passé de vie à trépas le vendredi 16 mars, Ahmed Radar, pour les intimes, devait rentrer aux Comores le lendemain 17 mars avec un autre roman dont la sortie a été prévue pour le 22 mars prochain. « De l’espoir dans la douleur », sera malheureusement publié à titre posthume. Les amis proches et la famille vont se concerter sur la date de sortie car oui, ses œuvres vont vivre, et faire vivre son nom, au-delà de sa mort.

Toufé Maecha, journaliste à La Gazette des Comores

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