Gestion des déchets Une question politique

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Une fois de plus la question relative à la gestion des déchets dans la capitale revient au devant de la scène avec les dépôts sauvages d’ordures qui commencent à envahir les différents recoins de la capitale.

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Depuis bien longtemps les autorités se contentent d’apporter des palliatifs à la gestion des différents sites. On est toujours dans le cas typique du provisoire qui dure. La question de la décharge est un problème qui doit être pris au sérieux par l’ensemble des acteurs concernés. Et cette fois, encore, les regards se tournent vers l’Etat pour lui demander de jouer un rôle plus actif qu’il ne l’a fait auparavant.

Il est admis par tous, que si les choses restent en l’état, nous courons le risque d’une catastrophe sanitaire. Même si dans les îles de la lune, nous avons la fâcheuse tendance à tout remettre sur le compte de la fatalité, même ce qui nous tombe sur la tête par notre propre faute.

Si l’Etat a joué un grand rôle dans la désignation du site, il s’est par contre déjugé quand il s’est agi de prendre une décision pour appuyer les autorités insulaires et locales pour sécuriser le site. La leçon principale que l’on peut tirer est que le pouvoir régalien de l’Etat ne s’est pas matérialisé.

Nous rappelons aussi souvent qu’il a été admis par des institutions internationales travaillant sur les petits états insulaires en développement que « Chacun doit trouver pointure à son pied » concernant la gestion des déchets. Si les petits États insulaires se heurtent comme d’autres pays en développement à des difficultés liées à la gestion des déchets, les bonnes pratiques dans ce domaine ne sont pas nécessairement transférables même entre ces États.

La meilleure manière est celle qui correspond à la combinaison unique en son genre des caractéristiques d’un pays. Chez nous, la faiblesse de l’Etat conduit souvent une minorité active à bloquer l’intérêt général.

Il convient donc, dès à présent, de rejeter les illusions et de se mettre à l’œuvre en mettant en avant l’ingéniosité et l’engagement de nos communautés pour faire bouger les décideurs. Si aujourd’hui personne ne veut avoir une décharge dans « son jardin » pour reprendre une expression utilisée dans ce domaine. Il n’en demeure pas moins que ceux qui ont pris des responsabilités dans notre pays se doivent de prendre des initiatives et ne pas attendre que les bailleurs de fonds ne débarquent avec leurs « plans d’urgence » et experts aux termes de références toutes en nuances, ajouteraient des mauvaises langues.

Alors que des multiples projets dorment dans les tiroirs, personne dans la classe politique ne semble vouloir prendre à son compte la gestion des déchets. A l’heure où tous les de la capitale rivalisent dans les odeurs, il faut une prise de conscience plus grande des nos politiques et en finir avec la politique de l’autruche dans ce domaine.

Mmagaza / LGDC

1 commentaire sur Gestion des déchets Une question politique

  1. Dans notre vieux pays de 40 ans d’indépendance tous les domaines sont en défaillance et celui de la gestion des déchets, c’est le top comme d’ailleurs l’hôpital.

    Alors, c’est la faute du peuple ou les politiques !
    Quel est le rôle d’un homme politique et des gouvernants (le pouvoir) ?
    je réponds à mon niveau en tant que simple citoyen non intellectuel touché par le mal de mon pays.

    Là où nous arrivés, je dirai c’est la faute des politiques.
    Tout d’abord un homme politique, quel qu’il soit, c’est à dire président,ministre,ou secrétaire, doit savoir conserver et développer la cité(la ville ou village)pour le bien de tous. Contrairement à ce qu’on voit de nos dirigeants.
    Il doit être capable de gérer, d’organiser les affaires publiques avec l’aide d’autres personnes d’avis différents. Ce qui n’est pas le cas chez nous lorsque le maire de la ville concernée est un opposant, on l’écarte.

    la compétence en politique, c’est la capacité de gouverner, c’est à dire d’avoir la bonne pratique dans les affaires de la ville ou village, par-là il doit être sans cesse au courant des informations concernant la population.
    L’homme politique, s’il est compétent, doit être sage, prudent et réaliste car il est chargé de mettre en accord des personnes d’avis différents.
    Il doit faire preuve d’intelligence afin de gérer convenablement les affaires publiques, d’où la sagesse et la prudence.
    L’homme politique doit vivre dans le réel, c’est à dire qu’il doit connaître et se soucier vraiment de tous les problèmes majeurs de toutes les classes différentes.

    Notre capital à nous, n’appartient à personne, elle est le miroir de tout un peuple et vous le pouvoir, vous avez la responsabilité de son aménagement, c’est un problème urgent ! arrêtez de vous accusez les uns et les autres et si vous ne pouvez pas abandonner ce pouvoir puisque le peuple est fatigué, meurtri et déçu par vos arrogances pour rien.
    Peuple démunis, « la moitié des hommes politique sont des bons à rien et les autres sont prêts à tous. »
    Arrêtons de les suivre et les applaudir. Un homme politique n’est rien sans l’électeur.

    En matière de politique, il faut faire beaucoup de justice.
    Le droit, la justice et la république sont imbriqués.
    L’un ne va pas sans pouvons ajouter à cela la légitimité car sans celle-ci le pouvoir ne pourrait appliqué dans des bonnes conditions. C’est pour cela qu’un politicien doit être légitime afin de valider auprès des gens ses idées et ses lois.
    Demandons nous, chers compatriotes si nos hommes politiques remplissent approximativement ses compétences,
    je m’en doute !

    j’ai été un peu plus long et j’espère que les choses vont s’améliorer car aujourd’hui le monde nous voit nuit avec l’arrivée d’internet, ces ennuis de notre pays se propage vite dans le monde. Ayez pitié de ce peuple chers dirigeants sans eux, vous êtes rien !

    Bonne lecture et vive le peuple comorien que dieu vous bénisse

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