Hôpital El Maarouf : une nomination contestée

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Bis Repetita, le Chef de l’Etat viole encore une fois, le décret N°11-197 qu’il a signé lui-même le 15 septembre 2011 portant statuts, organisation et fonctionnement du Centre Hospitalier National El Maarouf.

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En effet, le Président de l’Union a nommé par Décret n° 15-194/PR du 27/11/2015, Zain-el Abidine Abdallah au poste de Directeur Général du Centre Hospitalier National El Maarouf. Il succède ainsi à Mohamed Soudjay, nommé par décret N°13-068/PR du 13 juin 2013,qui avait démissionné de de son poste au mois d’aout dernier, après un long bras de fer qui l’a opposé avec les médecins de l’hôpital.

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Ces deux nominations du Président de l’Union ont tous les deux un point commun : elles violent les dispositions de l’article 22 du décret du 15 septembre 2011 portant statuts, organisation et fonctionnement du CHN El Maarouf. Cet article dispose que « le Directeur Général de l’établissement est nommé par décret du Président de l’Union, sur proposition du Ministre de la Santé après avis conforme du Conseil d’ Administration ». Les avis conformes donnés par le Conseil d’Administration ne sont pas toujours validés par le Chef de l’Etat qui préfère les nominations partisanes et politiques.
En juin 2013, le Chef de l’Etat avait passé outre l’avis conforme du Conseil d’administration validé en conseil des Ministres portant sur le choix de l’ancien Prefet du Centre Ali Mohamed Djalim au poste de Directeur Général du CHN El Maarouf. Il a préféré nommer Mohamed Soudjay, qui n’avait pas les capacités techniques pour gérer l’hôpital afin d’accéder aux caprices d’un de ses jeunes loups, ministre de son gouvernement, l’actuel Ministre des relations Extérieures, qui a voulu placé un natif de sa région à cette direction. Cette nomination fantaisiste et régionaliste a eu pour conséquence de plonger cet hôpital de référence après deux ans de gestion chaotique.

Le Chef de l’Etat n’a pas tiré les leçons de cette nomination partisane. Il vient encore une fois de nommer un nouveau Directeur Général en violant encore une fois, le décret du 15 septembre 2011. Il a nommé la personne placée en seconde position parle Conseil d’ Administration lors de sa réunion du 24 novembre 2015. La candidate arrivée en première position, Dr Rahamata Ali, vient d’adresser une lettre ouverte au Chef de l’Etat pour contester ce choix. Dans cette lettre ouverte, elle aimerait savoir ce qui a poussé le Président de l’Union à ne pas suivre la décision du conseil d’Administration qui l’a classé en première position après études des dossiers des dix candidats.

Cette jeune femme, née en France et qui a choisi de rentera au pays pour apporter sa contribution au développement de son pays a été sacrifiée au profit des calculs politiques qui ne vont rien apporter aux défis sanitaires affrontés par le pays.

ComoresDroit

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