Il manquerait 135 enseignants dans l’enseignement primaire à Ngazidja

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La carence serait due au gel des recrutements ces dernières années. «Depuis plus de cinq ans l’Education nationale ne recrute plus, alors que chaque année il y a des élèves qui entrent en cours préparatoire et des écoles qui sont construites». Cela pourrait être pire à partir de janvier prochain.

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Dans un entretien accordé hier à Al-watwan, le directeur général de l’enseignement primaire de Ngazidja,  Ali Abdou Soimadou, craint que certains établissements scolaires ne soient contraints à la fermeture faute d’enseignants. «Nous avons un déficit de plus de cent trente cinq enseignants à Ngazidja. Ce sera encore pire à partir de janvier, date à laquelle plusieurs  enseignants vont faire valoir leur droit à la retraite’’, dit-il.

Appel à des bénévoles

Selon lui, cette carence serait due au gel des recrutements ces dernières années. «Il y a plus de cinq ans que l’Education nationale ne recrute plus, alors que chaque année il y a des élèves qui entrent en cours préparatoire et des écoles qui sont construites. En plus, il y a des enseignants qui partent à l’extérieur, d’autres qui vont à la retraite ou qui meurent tout simplement, sans compter ceux qui sont appelés à d’autres fonctions», explique Soimadou.

Dans certaines localités, pour pallier à cette insuffisance d’enseignants, des conseils d’écoles font appel à des bénévoles. C’est le cas de Mbambani-ya-Hamanvu. «Sur sept classes de l’école primaire de ce village, nous n’avons qu’un seul enseignant, qui est aussi le directeur, les autres sont des bénévoles»  précise le patron de l’enseignement primaire à Ngazidja.

«Un recrutement de deux cent contractuels  a été organisé l’année dernière, mais la majorité d’entre eux a cessé de travailler, à cause du non respect des contrats par le gouvernement», a fait savoir un faut fonctionnaire de l’Education nationale, qui a préféré garder l’anonymat.

Après trois mois de cours, plusieurs établissements scolaires de base réclament toujours des enseignants. Rien que dans la circonscription de Sembenuwa, à Mitsamihuli, il en manque quatorze. «Nous avons cinquante instituteurs sur soixante-quatre divisions enregistrées dans notre Cipr’’ déplore l’inspecteur de Sembenoi, Ali Youssouf Hamadi.

A Mandza, il y a dix divisions et «nous ne disposons que de cinq enseignants», calcule le directeur de l’école primaire Nassor Mlahayli, avant d’ajouter que «la direction, le conseil d’école et l’association locale  sont en train de voir quelles solutions apporter pour sortir de cette situation».

Chamsoudine Saïd Mhadji (stagiaire)/Alwatwan

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