Interview: Sambi n’est pas le bienvenu à M’béni

Ahmed Abdallah Sambi en tournée en Grande-Comore s’est vu refuser l’hospitalité à Mbeni. Il s’est trouvé contraint de tenir son meeting chez un particulier. L’ancien président comorien a répondu à nos questions.

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LGDC : Pourquoi avoir choisi M’béni pour confirmer votre candidature ?

A. A. M. Sambi : M’béni est le chef-lieu de la région de Hamahamet Mboikou. En tout cas, je repars satisfait, surtout de la manière dont s’est déroulée la réunion.

LGDC : Il se murmure que le choix porté sur Mamadou pour gérer le ministère des finances vous a été suggéré par le FMI et la Banque mondiale. Qu’en est-il ? Regrettez-vous votre choix ?

A.A.M. Sambi : Ça me désole que des gens trahissent leurs engagements. Ils promettent de tout faire pour le développement du pays, et vous voyez ce qu’ils sont en train de faire. C’est l’ancien ministre Hassane Assoumani qui m’avait suggéré Mamadou, afin qu’il représente la région lors des législatives de 2009.

LGDC : Vous dites de vous que vous êtes un homme intègre. Quelle est la suite envisageable si votre candidature est invalidée par la Cour constitutionnelle ?

A. A. M. Sambi : Je m’y soumettrai sans doute mais les Comoriens doivent savoir que notre pays est pris en otage. Sachez aussi que ce serait anticonstitutionnel parce que cela n’existe nulle part.

LGDC : Dans un pays entièrement sunnite, on vous assimile souvent au chiisme.

A. A. M. Sambi : C’est une affaire entre moi et mon Seigneur. C’est à ceux qui me collent cette étiquette de venir avec des preuves. En tout cas, depuis 1986, année où j’ai commencé à prêcher jusqu’à maintenant, je défie quiconque de venir m’apporter un CD ou une image sur mes plus de 600 conférences, où j’ai prêché en faveur du chiisme. Une chose est sûre, je connais plusieurs rites. Je suis musulman chafite. Celui qui veut croire croira et celui qui ne veut pas, tant pis.

Propos recueillis par Med Ibnou Med Abdou / LGDC

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