Jeux des Iles, édition 2019 : Les Comores, victimes d’un hold-up planifié

Pour la troisième fois de l’histoire des Jioi, le Conseil international des Jeux (Cij) a confié l’organisation des festivités à l’ile Maurice au détriment des Comores. Pour le président du Comité olympique et sportif des Iles Comores (Cosic) Ibrahim Ben Ali, cette fois-ci, le hold-up s’est fait avec la complicité des pays frères.

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Le mythe de l’organisation des Jioi par les Comores demeure. Après 1979 et 1998, l’histoire se répète aujourd’hui encore, avec toujours la même rengaine. Au plus près du rêve, les espoirs s‘envolent et finissent sur l’ile Maurice à qui il échoit d’organiser les jeux. Encore une fois.

Pour Ibrahim Ben Ali, président du Cosic, la manœuvre du Conseil international des Jeux dépasse l’entendement quand on sait que l’organisation de la 10e édition des Jeux des Iles de l’Océan indien a été attribuée aux Comores en août dernier.

« La charte des Jeux prévoit un délai de 6 mois avant d’effectuer une mission d’évaluation technique et trancher si oui ou non, on doit continuer à faire confiance au pays désigné. Hélas, cette clause a été piétinée arbitrairement pour favoriser l’île Maurice », s’est plaint M. Ben Ali dans une rencontre avec le mouvement sportif national, tenue à Moroni le week-end.

A la session extraordinaire tenue mardi dernier à la Réunion, parmi les arguments avancés par le Cij figurent entre autres l’absence de hautes personnalités politiques dans la délégation ou encore l’incapacité du pays à construire à temps les infrastructures sportives indispensables. « Des prétextes trompeurs », a réagit le président du Cosic.

Démarche de séduction vers le Commonwealth

L’attribution des Jeux ne serait jamais passée par des élections. En 2015 ont été organisés des « scrutins ». Alors que l’Archipel aurait voté oui, Madagascar, Maurice, La Réunion et Seychelles auraient voté non. Maore a un statut d’observateur et les Maldives étaient absentes.

Pour certains, la rivalité de paternité qui oppose farouchement le Commissariat national aux sports et le Cosic y est pour quelque chose. Deux vices présidents du Cosic et les hautes personnalités du Commissariat auraient boudé la réunion d’information.

En réponse au hold-up dont sont victimes les Comores, une partie de l’assistance propose un tournant de séduction auprès des pays de l’Est.

Bm Gondet / Hzkpresse

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