Journée mondiale de l’environnement : Le plastique, l’ennemi à combattre

Placée sous le thème « combattre la pollution plastique », la journée mondiale de l’environnement a été célébrée hier dimanche à Moroni. Une célébration marquée par une grande opération coup de ballet sur le littoral, allant de l’Alliance française vers Beit-Salam à la sortie nord de la capitale.

Les Comores à l’instar du reste du monde ont célébré la journée mondiale de l’environnement. Une occasion « pour nous rappeler des agressions que nous faisons subir à notre planète et mieux agir en conséquence », d’après le ministre de l’éducation Salim Mohamed Abderemane intervenant au nom du vice-président en charge de l’environnement. « Une occasion parfaite pour exhorter toutes les couches sociales à repenser sur leurs habitudes à l’égard du plastique, provoquer une prise de conscience collective sur les impacts négatifs engendrés par l’usage du plastique non biodégradable sur l’homme et la nature, et susciter un engament sur des solutions alternatives », a-t-il ajouté.

Si le thème retenu au niveau mondial « combattre la pollution plastique », était décliné aux Comores en « la zone côtière sans plastique », c’est pour la bonne cause. En raison, dit-il, de l’insularité du pays qui fait que tous les déchets produits sont charriés vers la zone côtière. «Une zone où se concentre plus de 60% des habitations et infrastructures nationales et qui prodigue des bénéfices économiques à une large majorité de la population », a-t-il fait savoir. « Plusieurs études ont montré que le plastique constitue plus de 7% des déchets solides produits dans notre pays et qu’aucun système de gestion efficace n’a encore été établi », a-t-il indiqué, citant par ailleurs les actions menées dans ce cadre notamment l’opération zéro sachet de la mairie de Moroni. Un projet qui n’a pas fait long feu.

Appréciant le thème choisi au niveau international, Moissuli Mohamed le commissaire de l’exécutif de Ngazidja chargé de l’environnement estime qu’il « encourage le gouvernement, les industries, les commerçants, les communautés et les individus à explorer ensemble des alternatives durables, afin de réduire de toute urgence la production et l’utilisation excessive de plastique à usage unique, responsable de la pollution de nos océans et représentant une menace pour la santé ». Et de poursuivre : « nos îles disposent d’une importante biodiversité (…). Elle dispose aussi des atouts culturels et gastronomiques qui constituent des valeurs touristiques très importantes. Et pourtant la pollution plastique affecte l’environnement, notamment la faune marine et menace la santé humaine et animale ». M. Moissuli laisse entendre qu’il est temps de repenser l’utilisation du plastique.

Lisant un message du secrétaire général des Nations Unies, le représentant de l’Oms au nom du coordonnateur du Système des Nations-Unies aux Comores fait un constat amer du danger qui menace encore la planète, si la tendance actuelle se poursuit sur l’utilisation des plastiques « il y aura en 2050 plus de plastique que de poissons dans les océans », appelant à bannir les produits en plastique à usage unique. Dr Abdoulaye Diarra félicite les autorités comoriennes pour l’adoption de la loi interdisant l’importation des sacs en plastiques non biodégradables. « Nous devons unir nos efforts pour l’application effective de cette loi, pour la préservation des écosystèmes marins et terrestres du pays, mais aussi pour la protection de la santé humaine », a-t-il indiqué, citant les efforts consentis dans ce domaine par le Snu pour la protection de l’environnement, notamment la création d’un réseau national d’aires protégées sur l’ensemble du territoire.

Maoulida Mbaé / LGDC

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