La COI prendra le relai des Seychelles à la présidence du Groupe de contact sur la piraterie au large des côtes somaliennes

Balaclava, le 7 juillet 2017 – La 20ème réunion plénière du Groupe de contact sur la piraterie au large des côtes somaliennes (CGPCS) s’est tenue du 5 au 7 juillet 2017 à Maurice. Les 200 délégués représentant une vingtaine d’Etats et organisations internationales ont réitéré leur volonté de coordonner leurs efforts pour combattre la piraterie maritime dans l’océan Indien occidental. A cette occasion, la Commission de l’océan Indien (COI), co-organisateur de cette conférence internationale, s’est vue remettre la présidence de ce Groupe de contact international pour une durée de deux ans à compter de janvier 2018. 

Le président en exercice du CGPCS et Secrétaire d’Etat des Seychelles, l’Ambassadeur Barry Faure, a rappelé l’importance de ce Groupe de contact au regard des nouvelles attaques recensées au large des côtes somaliennes depuis le début de l’année. « Nous ne devons pas relâcher nos efforts pour éradiquer la piraterie » et si l’action en mer est indispensable, elle l’est tout autant sur terre, en Somalie, a-t-il indiqué en substance. Les membres du CGPCS ont félicité les Seychelles pour sa présidence du Groupe de contact depuis 2015.

Pour Vishnu Lutchmeenaraidoo, chef de la diplomatie mauricienne et président du Conseil de la COI, « le CGPCS est un mécanisme utile de coordination et de dialogue entre toutes les parties qui ont un intérêt direct ou indirect dans notre région océanique ». A cet égard, la COI s’est activement impliquée dans les travaux de ce Groupe de contact dont elle co-préside, avec le Kenya, le groupe de travail sur le renforcement des capacités. 

« La piraterie, comme les autres crimes, menaces et risques maritimes ne connaissent pas les frontières ; c’est pourquoi la coopération est essentielle pour assurer la sécurité maritime et donc le développement serein de toute la région », a ajouté le ministre Vishnu Lutchmeenaraidoo. « La gouvernance, la sécurité et la gestion durable des ressources naturelles et écosystèmes sont les piliers d’une action collective efficace et porteuse conformément à la Stratégie maritime intégrée de l’Union africaine à l’horizon 2050 et à l’Agenda mondial 2030 pour le développement durable », a-t-il insisté. 

La COI contribue directement à la sécurité maritime dans le cadre des activités du programme régional de promotion de la sécurité maritime (MASE) qu’elle met en œuvre conjointement avec l’Autorité intergouvernementale pour le développement (Igad), la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) et le Marché commun de l’Afrique orientale et australe (Comesa) sur financement de l’Union européenne à hauteur de 37,5 millions € pour la période 2013-2019. 

En prenant la présidence du CGPCS, la COI entend participer à l’appropriation des actions de lutte contre la piraterie par la région et au renforcement du rôle et des capacités en Afrique orientale et australe et océan Indien. A ce titre, les participants à la 20ème session plénière du CGPCS ont salué la création du Centre régional de fusion de l’information maritime basé à Madagascar et du Centre régional de coordination opérationnelle basé aux Seychelles. Créés dans le cadre des activités du programme MASE mises en œuvre par la COI, ces Centres régionaux constituent des outils permettant aux Etats de la région d’agir collectivement et de partager les informations. 

COI

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