La géothermie à l’ordre du jour du conseil des ministres

Le problème de l’énergie a longuement été discuté par le gouvernement lors du conseil des ministres d’hier mercredi, selon Houmed Msaidié, porte-parole du gouvernement. Il a indiqué que le dossier est suivi de près par le chef de l’Etat. D’après lui, 500 millions avaient été décaissés pour l’achat des pièces nécessaires à la relancer la production.

Affichez votre publicité sur Comores infos: Cliquez ici pour en savoir plus

image

Dans ce dossier ‘‘énergie’’, il faut noter l’arrivée, aujourd’hui, d’un haut fonctionnaire de l’Union africaine (UA) avec une enveloppe de plus de 800.000 dollars pour la géothermie.

L’autre dossier ouvert par le conseil concerne les étudiants comoriens à Madagascar où cinq parmi eux sont arrêtés pour irrégularité de séjour. Le ministre des relations extérieures compte se rendre très prochainement dans la grande île voisine, probablement pour discuter avec son homologue malgache de plusieurs questions dont celle relative au visa étudiant.

De visa, il en était aussi question s’agissant du visa de sortie exigé des Comoriens pour quitter le territoire. Rappelons que des organisations de la société civile (Comité Maore, Ngo’Shawo etc.) avaient demandé, sans être entendues, la suppression du visa pour se rendre à Mayotte. L’on pourrait se demander si, finalement, le visa pour toutes les destinations n’était pas une façon de contourner le problème.
Fsy/LGDC

1 commentaire sur La géothermie à l’ordre du jour du conseil des ministres

  1. QUEL BILAN TIRONS NOUS DE LA TOURNANTE ?

    La tournante fut instaurée par les accords de Mohéli en 2001, après le putsch perpétré par l’ancien colonel de l’armée comorienne. Ce processus de paix consiste à faire en sorte que le fauteuil présidentiel tourne entre les quatre îles qui forment l’archipel des Comores.

    Toutefois, cette initiative de tournante en faveur de la paix a fait son temps et il faudrait envisager le retour de l’unité territoriale de notre pays. Cette unification s’explique, d’abord du fait que notre pays connait un rebond en matière de stabilité politique, après des années sombres dans lesquelles le pays eut connu une foultitudes de coup d’état. Cette accalmie s’explique d’abord, par le décès de Bob Denard le  »sultan blanc des Comores. Ensuite, l’arrivée des jeunes soldats formés dans les différentes académies militaires, contrairement à leurs épigones qui n’ont pas réussi à s’imposer au sein d’une armée illettrées et lamentables.

    Et enfin, la tournante, a changé complètement la physionomie du territoire et qu’il strictement difficile de prendre le pouvoir illégitimement. Donc, indéniablement la tournante a réussi politiquement même si cette réussite est discutable.

    En revanche, en matière économique, sociale et judiciaire, rien de neuf. Le pays continu sa route et s’enfonce un peu plus vers la misère et probablement vers une gabegie politique. Les infrastructures, l’énergie, lé chômage endémique et les injustices dans la justice, tout un tas de chose auquel laisse présager une déstabilisation politique future. Il faut dire que tous les faisceaux d’indices sont là pour qu’une crise politique s’installe. Donc, aucune perspective d’amélioration future.

    Cependant, le retour précipité de la constitution des années 1980, est une nécessité vitale pour le pays car, elle nous permettra de réinstaurer la république et unifier le pays afin d’avoir un seul gouvernement central. Ce système est très bénéfique dans la mesure où nous réduirons d’abord le risque d’implosion du pays car, le pouvoir central est seul capable de maintenir l’unité et d’autre part certaines dépenses pourraient être diminuées grâce à l’unification de quatre îles.

    En effet, le système actuel coute cher aux contribuables comoriens puisque, ces entités gouvernementales deviennent des tuyaux aspirants des deniers publics. Il faut ajouter que, la tournante peut mettre au pouvoir un sot ou un crétin ce qui plongera un peu plus le pays dans le marasme politique. Preuve en est qu’aujourd’hui, nous avons un gouvernement qui n’a ni camp ni perspective. ce dernier part dans tous les sens. Il s’agit d’un gouvernement désœuvré avec des incompétents et qui ne font que bailler. C’est le cas du ministre de l’intérieur et le vice-président des finances. Tous les deux  »quand ils ouvrent la bouche c’est pour bailler ».

    Par ailleurs, il est temps de mettre fin à cette tournante.
    Mais, il faut absolument une période de transition où un gouvernement d’union nationale formera et intègrera hommes et femmes politiques de l’ensemble de l’archipel. Ce gouvernement d’union nationale, jettera les bases juridiques d’un état de droit avec une constitution digne du XXI siècle afin de bâtir une vraie démocratie.

    Enfin, tout cela exigera une grande reforme institutionnelle et administrative en profondeur qui impliquera la justice, l’armée, la police, le parlement, et l’exécutif.

    IMANI

Réagissez à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*