La Mafia comorienne, moins visible, est plus dangereuse

AL Capone, Lucky Luciano, Vito Genovese, Tommaso Buscetta, Salvatore Riina, Bernardo Provenzano, John Gotti, Vito Corleone, Frank Costello, des noms célèbres de la Mafia italienne.
La police des polices, Interpol….commence déjà à répertorier des noms aux consonances familières, des identités de nos terroirs…Aboudou Mroipvili, Halima Bacar, Hassane Mhamadi, Abou Mlamali, Malide….

Fensso exagère ?

Une comparaison, vous fera sursauter…Si la mafia comorienne, n’en ai pas encore aux trafics d’êtres humains, elle n’en est pas encore loin…La plus criminelle des trafics des  »désespérés » se déroule sous nos yeux, tous les jours.

Des embarcations de fortune les transportent vers Mayotte, enrichissant des groupes maffieux biens installés dans les îles avec des ramifications institutionnelles connues à Moroni, Mitsamiouli, Mutsamdu, Domoni, Fomboni et à Mayotte. Des dizaines d’enfants, des femmes enceintes, de jeunes pleins d’espoir, meurent dans des conditions atroces, tous les mois, noyés…..dans l’indifférence coupable, en payant en plus des droits de passage à une mort certaine de 200 euros. Une fortune.

Les groupes maffieux comoriens font plus de morts que toutes les organisations criminelles recensées en Italie telles que la Camorra de Naples, la Cosa Nostra de Sicile, Ndrangheta de Calabre, la Sacra Unita dans les Pouilles et la Stidda en Sicile.

Les activités de la Maffia comorienne recouvrent depuis toujours deux grands secteurs : La mainmise totale des DOUANES et du FISC, et comme en Italie, le VOTO DI SCAMBIO, autrement dit  »LE VOTE D’ECHANGE » pour achat de consensus électoral contre les faveurs accordées à une partie de l’électorat.

En pleine période électorale, les commerçants font la queue pour affirmer leur soutien électoral et financier, en échange d’un avantage douanier ultérieure quelconque. Aujourd’hui, on aligne des candidats indépendants, parfois inconnus et qui gagnent ou en passe de gagner…en distribuant de l’argent….aux électeurs….au grand jour.

La Mafia des douanes coiffée par une direction collégiale occulte limitait ses activités dans la taxation au rabais et le dédouanement frauduleux des marchandises. Elle tend aujourd’hui à développer une stratégie dangereuse d’infiltration de la société civile et des institutions politiques.

La pratique est devenue la règle : racketter avant dédouanement. Des commerçants importateurs de ciment, de riz de luxe, de matériaux de construction, d’alcool, de cigarettes, déposent des sommes importantes dans le circuit de la Mafia douanière. On mise dans la certitude de gagner plus.

Une fois la marchandise arrivée, la taxe douanière est divisée en en quatre parties (1 million divisé par 4). Une partie est soustraite de la taxe (250.000 fr) que devrait payée le commerçant en récompense pour sa participation à l’opération mafieuse, une partie (250.000 fr) revient au chef de la Douane, une partie (250.000 fr) aux différents intervenants douaniers et la quatrième partie (250.000 fr) rentre dans les caisses de l’Etat. Cette équation toute simple est la base de la tarification douanière…et de l’enrichissement illicite.

Pour maintenir le système, les statistiques douanières sont manipulées à outrance et le système douanier informatisé ne voit que du feu, les éléments enregistrés sont viciés à la source…

Et comme ailleurs, la loi est la même :  »Je ne vois pas, je n’entends pas, je ne parle pas. »

Ce n’est pas parce que les mafieux de la douane ont peur des représailles. Non. Encore moins de la justice. Pouwah ! Simplement parce que les moins loties aujourd’hui espèrent un jour accéder à la hiérarchie le plus élevée pour racketter à leur tour. Le silence complice.

La deuxième filière est la filière de la drogue, plus dynamique et plus cruel. Il s’appuie sur le vaste réseau du commerce informel, pour écouler la marchandise… Les brouettes, les tables qui s’alignent sont devenues les guichets ouverts 24 heures sur 24.

Alors que les frontières comoriennes sont une passoire…les trafiquants n’hésitent pas encore à faire passer la marchandise aux douanes et à se faire chopper quelquefois.

La dernière activité criminelle reste la contrefaçon des billets. Si nos billets de banque sont infalsifiables, les criminels écoulent leurs faux billets dans les marchés publics pénalisant les plus pauvres, en leur donnant en échange de leurs marchandises et parfois de leurs billets propres, de la monnaie de singe.

Mais la Mafia la plus dangereuse est celle qui nous vienne de l’extérieur. Le vote sur la citoyenneté économique est l’exemple le plus frappant d’une Mafia qui agit au grand jour…avec la complicité du pouvoir.

L’Etat dit disposer de 175 millions de dollars, parce qu’elle a déjà gaspillé les 25 millions sur les 200 millions promis. Aucune trace de cet argent utilisé, aucun document signé sur la disponibilité de cette somme ou de sa provenance…

Il en est de même de la licence que l’Etat a accordé à la société CGH. Pas un rond dans les caisses de l’Etat alors que les bénéficiaires, Kiwan et compagnie ont revendu la licence à plus d’un (35 millions de dollars) pour engager des travaux au rabais de ports d’embarcation de passagers.

Tout gouvernement s’engage à lutter contre la corruption. Sambi avait annoncé un mot d’ordre et un chiffre  »Tolérance Zéro », pour n’obtenir au finish que la note Zéro en matière de lutte conte la corruption.

Les fuites des capitaux, les placements financiers à l’étranger échappent au fisc. Cet argent liquide subtilisé dans les services financiers et les sociétés d’Etat, court-circuitent le circuit bancaire comorien. Interpol, la police des polices, centralisent les informations, facilite la coopération internationale en la matière, mais le gouvernement comorien ne sollicite jamais sa collaboration, de peur de voir ses membres se faire coincer eux mêmes !

Et ce n’est que la partie immergée de l’Iceberg ?

Fensso

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