La mafia de la douane à la conquête de Beit-Salam

wpid-screenshot_2015-12-23-06-28-27-1.png

Il a pour homonyme un homme de foi et de sciences dont la notoriété dépasse les frontières des Comores voire de l’Afrique mais il traîne derrière lui une réputation sulfureuse. Douanier de son état, des poursuites judiciaires pour détournement de deniers publics s’étaient dressées sur le chemin qui menait du centre douanier du port de Moroni au palais de Mrodjou. Mais c’était sans compter sur l’incivisme de Mohamed Daoud Kiki et du parti Orange et sur la corruption des magistrats comoriens.

image

Son collègue douanier Mohamed Daoud, l’actuel candidat du parti Orange à l’élection présidentielle, et ses troupes envahirent le palais d’injustice de Moroni offrant au monde un spectacle des plus désolants. Le dossier fut classé et Mouigni Baraka Saïd Soilihi put concourir au gouvernorat de l’île de Ngazidja. Il s’agissait bien d’un spectacle destiné à faire croire qu’un homme qui avait le soutien du « peuple » ne pouvait qu’être « naturellement » innocent mais les choses sérieuses s’étaient déjà déroulées à l’abri des regards indiscrets quelques jours auparavant. Le juge d’instruction en charge de l’affaire a blanchi Mouigni après avoir reçu une grosse enveloppe dont le montant fut négocié par son oncle Daoud Halifa.

Ce dernier n’est pas un enfant de choeur même s’il est devenu aujourd’hui avec son ami Mohamed Said Abadallah Mchangama le spécialiste des discours moralisateurs. Il a fait la prison à la fin des années 1980 pour trafic de faux dollars. La suite, nous la connaissons : Mouigni acheta les consciences avec l’argent acquis frauduleusement à la douane et fut élu gouverneur de Ngazidja. Il veut devenir Président de l’Union alors qu’il a échoué aux fonctions de gouverneur de Ngazidja. Comment quelqu’un qui a été dépassé par les ordures des marchés de Moroni peut prétendre avoir la capacité de gérer des dossiers aussi complexes que la prospection pétrolière ou les relations diplomatiques des Comores?

Hier, Mouigni Baraka a trahi son parrain Kiki. Il trahit aujourd’hui le secrétaire général de son parti Djaé Ahamada. Demain qui trahirait-il si, par malheur, il était élu Président de l’Union des Comores ? La réponse est évidente : il trahirait ses électeurs.

Hadji Anouar, Montélimar (France)

Soyez le premier à réagir

Réagissez à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*