La moitié des Comoriens vit en dessous du seuil de pauvreté

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Un comorien sur deux vit au-dessous du seuil de la pauvreté selon une étude-diagnostic sur l’intégration du commerce en Union des Comores (EDIC 2015-2019) qui laisse apparaître une montée en flèche de l’indice de la pauvreté, ces trois dernières années malgré des évolutions positives constatées.

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La pauvreté atteint des sommets aux Comores, prenant des proportions inquiétantes si on tient compte des données révélées au cours d’un atelier de partage de la version finale de l’étude-diagnostic sur l’intégration du commerce en Union des Comores (EDIC) tenu ce mardi à Moroni.

La pauvreté aurait augmenté ces dernières années pour atteindre 45,6%. Presque la moitié de la population comorienne vit au-dessous du seuil de la pauvreté. Les mêmes études font état de peu de progrès sur l’indice de développement humain (IDH) de 0,488 point depuis 2005, plaçant les Comores au-dessous de la moyenne de l’Afrique Subsaharienne (0,502) en 2013.

Le phénomène touche chaque île. Entre 2004 et 2012, la pauvreté aurait augmenté à Ngazidja de 42,7% à 43,4%, à Anjouan de 46,4 % à 47,2 % et à Mohéli 49,1% à 49,9%.

Une forte disparité entre les îles est constatée si 5% de la population de Ngazidja sont classés dans le quintile le plus pauvre de la population. À Mohéli, la situation est inquiétante avec 50%, pour 30% à Anjouan.

« Les Comores ont besoin d’une croissance économique soutenue et forte, créatrice d’emplois pour une réduction notable de la pauvreté », lit-on dans le document de synthèse. L’indice de pauvreté élevée s’explique en partie, d’après le document, par un taux de croissance économique très faible et un taux de croissance démographique annuel moyen qui se situe à 2,1%.

L’autre aspect qui tire le pays vers le bas dans sa lutte contre la pauvreté est la limitation des sources des recettes publiques. Les recettes fiscales représentent 11,8% du produit intérieur brut (BIP) en 2012, réduisant ainsi les capacités du gouvernement à financer des services sociaux essentiels à impact direct sur la pauvreté.

Des efforts encourageants au niveau des politiques sont constatés notamment dans les réformes institutionnelles et législatives pour mieux encadrer et appuyer le travail, l’emploi et l’entreprenariat féminin depuis 2011.

Pour faire sortir le pays de la pauvreté, le commerce international aurait, croit-on savoir, le potentiel de contribuer à la croissance économique et à la réduction de la pauvreté bien que les liens entre les deux ne sont pas automatiques.

Le hic est que l’exportation est concentrée sur trois produits de base (vanille, ylang-ylang et girofle). Ces produits subissent « peu de transformation sur place, limitant l’ajout de valeur ajoutée, la création d’emplois et la génération de revenus additionnels ».

Maoulida Mbaé / Hzkpresse

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