La MOSC à l’avant-garde de la lutte contre la montée de la criminalité

Face à la montée des actes criminels dans le pays, la Maison des Organisations de la Société Civile s’adresse à la justice en demandant plus d’autorité et de sanctions face à ces criminels et appelle à une mobilisation ferme de la population à travers des campagnes de mobilisation et de lutte.

Sensibiliser contre les agressions sexuelles et les crimes organisés, tel été l’objectif de la conférence de presse de la Maison des Organisations de la Société Civile (MOSC) qui a eu lieu hier mercredi à Moroni. Pour le président de cette ONG, Amed Ali Mlaraha, il s’agit d’actes barbares et indéfinissables qui dégradent l’image de notre pays. Ce dernier démontre qu’à travers le temps, la peur s’installe chez les comoriens qui s’étaient habitués à la paix. « La paix qui était jusque-là une caractéristique spécifique à notre archipel commence à disparaitre car à chaque instant, on se réveille avec un nouveau crime », regrette-t-il.

Le collectif semble bien vouloir tirer la sonnette d’alarme, prévenir les autorités juridiques et sensibiliser la population. Une inquiétude qui nait, selon les membres, depuis les deux derniers actes criminels commis dans l’archipel. Il s’agit entre autre du meurtre du jeune de Foumbouni qui a lieu à l’entrée Sud de Ngazidja et de celui de la jeune femme à Bweladungu près de Domoni à Anjouan. Le bureau de la MOSC affirme que tous les meurtres ne sont pas punis de la même manière. « Dans le cas où le crime est d’abord organisé, comploté ou prémédité la justice se doit d’être ferme et infliger des sanctions exemplaires », martèle Amed Ali Mlaraha qui rappelle toutefois la défaillance de la justice. Selon lui, les dispositions et responsabilités pour lutter contre ces actes abominables et barbares doivent être prises pour que ça cesse. « Il nous faut une justice plus sereine et encore plus équitable », martèle-t-il.

Pour sa part, le coordinateur des programmes de la MOSC, Ahmed Youssouf, salue les efforts de la brigade de recherche et de la police scientifique de la rapidité dans ces deux dossiers. Ahmed Youssouf regrette cependant que ces criminels soient enfermés avec quelqu’un qui a volé ou qui a donné une gifle. « Cela fait que ces criminels ne se font aucun souci », lance-t-il. Pour lui, des prisons sous haute sécurité doivent être construites pour ces meurtriers.

Face à cette situation, la MOSC a établi un plan d’actions de sensibilisation dans les régions et les établissements scolaires. Elle montre que les responsabilités diffèrent tant bien des familles que du pays. « Nous avons perdu nos valeurs éducatives, nos us et coutumes et cela engendre la délinquance juvénile, l’alcoolisme et autres », précise Amina Mohamed Soilih, Chargée des affaires féminines. Pour préparer le pays à lutter contre cela, le bureau de la MOSC sollicite une éducation sur les actes criminels, les faits juridiques et la sensibilisation dès le bas âge.

A.O Yazid / LGDC

1 commentaire sur La MOSC à l’avant-garde de la lutte contre la montée de la criminalité

  1. Même si il y a association pour sensibiliser il n’y aura jamais de résultats palpables tant la principale cause n’est pas réglée car cette violence est l’une des conséquences de l’injustice et de la misère qui s’installent de plus en plus aux comores car nous dirigeants sont trop occupés à remplir leurs poches et comptes mais un jour cette violence s’abattra sur eux ou leurs familles qu’ils veuillent ou non

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