La pénurie de farine risque de se répercuter sur le prix de la baguette

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La première société comorienne de production de pains est obligée de diminuer chaque jour sa  production en raison de la pénurie de farine qui secoue les Comores. Le nombre total de pains produits par jour est passée de 10.800  à 2 .700.

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Depuis presque trois mois, Nassib, la première société comorienne de production de pains, traverse une pénurie de farine. « De10.800, soit le nombre total de pains que Nassib produit par jour, la production est tombée à 2 .700 en raison de cette pénurie»,  a déclaré à Al-watwan le directeur exécutif de l’établissement.

Inutile de dire que ce niveau de production est très loin de satisfaire les besoins de la clientèle. Cette pénurie de farine serait due au fait que les compagnies maritimes qui assurent habituellement le transport de cette denrée de l’étranger vers les Comores ont arrêté de desservir l’archipel. Il s’agit de la Compagnie maritime d’affrètement (Cma) et de la Compagnie générale maritime (Cgm), qui font partie des grands armateurs mondiaux dans le secteur du transport maritime.

«C’est l’une des conséquences d’un pays qui dépend entièrement de l’extérieur et qui ne vit que de l’importation’’, soutient Saleh Assoumani.

Il faut dire que la farine n’est pas aussi rare qu’on le dit, de nombreux magasins à Moroni en vendent. «Mais, la qualité de la farine aujourd’hui disponible n’est pas bonne pour la préparation du pain’’, nous a-t-on dit.

La société Nassib a dû  céder un peu de son stock aux autres boulangeries qui traversent le même problème. «C’est un aliment consommé quotidiennement, donc nous comprenons la frustration de la population. Mais Nous faisons de notre mieux pour satisfaire les besoins de nos clients», a  expliqué le directeur exécutif.

Nassib est obligée de diminuer chaque jour sa  production. A en croire Saleh Assoumani, son groupe perd plus de 25% de son chiffre d’affaires. « A un moment, nous serons dans l’obligation  d’augmenter  le prix du pain», a-t-il prévenu. Il a néanmoins rassuré d’un retour à la normale à partir du 23 de ce mois.

Hamidou Ali / Alwatwan

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