La rupture Azali-Sambi est consommée

L’alliance contre nature nouée entre le Président Assoumani Azali et son prédécesseur Ahmed Abdallah Mohamed Sambi à l’ occasion de l’élection présidentielle de l’année dernière  a vécu.  A l’ Occasion de la célébration du 42e anniversaire de l’indépendance des Comores, le président Azali Assoumani a prononcé un discours au palais présidentiel de Bei-Salam. Au cours de son discours,  il a mentionné la rupture des relations diplomatiques entre avec les Comores et le Qatar, par «  solidarité avec l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis, Bahreïn, l’Égypte, et les autres pays ». A cet effet, il a «  regretté profondément l’attitude et les déclarations de son prédécesseur l’ancien Président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, d’un parti allié, membre de la coalition gouvernementale ». La méthode et la manière choisie pour faire ses dernières déclarations, ne lui ont pas paru indiquées selon le président Azali. Il respecte toutefois son choix et il en prend acte, comme il a bien saisi son message. Il lui appartient d’en tirer les conséquences a-t-il conclu.
 
Le matin, l’absence du Président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi sur la tribune officielle lors du défilé militaire a été remarquée. Dans une vidéo postée dans les réseaux sociaux, l’ancien Président Sambi a déclaré n’avoir pas été invité à la célébration 42e anniversaire de l’indépendance des Comores. Il a déclaré que sa carte d’invitation a été établie mais au dernier moment retirée pour des raisons qu’il ignore. Dans son discours en langue comorienne, le président Azali Assoumani a indirectement critiquée et ridiculisé cette absence. La veille, le 5 juillet 2017, dans sa rencontre avec les partis politique au palais présidentiel de Beit Salam,  il a accueilli, les dissidents du parti Juwa amenés par son Conseiller en charge de la Santé, le Dr Sounhadj Attoumane, exclu du parti Juwa et Madame la Commissaire Nationale à la Promotion du Genre. Un message fort envoyé par le Président de l’Union à son allié d’ hier, devenu encombrant aujourd’hui. 

Comores droit 

Soyez le premier à réagir

Réagissez à cet article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*