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La styliste Sakina M’sa fait entrer la mode en prison

Ado, à Marseille, Sakina M’Sa customisait les habits de ses amis punk. Aujourd’hui, la styliste d’origine comorienne s’investit dans le social, en animant des ateliers auprès de détenues. Qui ont donné lieu à “Mode d’évasion”, un documentaire fort, diffusé sur France 3.

La première fois que la créatrice de mode Sakina M’sa s’est retrouvée à la maison d’arrêt pour femmes de ­Fleury-Mérogis, c’était pour répondre à une interview dans le cadre d’un atelier ­vidéo. « Les détenues m’ont posé des questions d’une grande pertinence, se souvient-elle, plus franches et plus profondes que celles auxquelles j’avais eu droit trois jours plus tôt sur une grande chaîne de télé. Quand, à la fin de notre échange, je leur ai demandé quel était leur rêve, elles se sont foutues de moi. Certaines se sont même mises à crier. “Regarde où on est, Sakina ! Tu crois qu’on a des rêves quand on est en prison ?” Mais je n’ai pas lâché l’affaire. J’ai tendu mes bras à l’horizontale et leur ai dit : “Nelson Mandela a vécu des années dans une cellule pas plus grande que ça. Ça ne l’a pas empêché de changer le destin d’une nation ; car il avait des rêves et vous devez vous en créer.” »

Les rêves, c’est toute la vie de Sakina M’sa, que rien ne prédestinait à devenir styliste — pas plus à coréaliser un documentaire autour de l’atelier « mode » qu’elle anime à Fleury-Mérogis. Née aux Comores d’un père ouvrier boucher parti travailler à Marseille (pour lire la suite de l’article👉 https://www.telerama.fr/television/la-styliste-sakina-msa-fait-entrer-la-mode-en-prison,n6341063.php)

1 commentaire sur La styliste Sakina M’sa fait entrer la mode en prison

  1. On est fière d’avoir une femme styliste de chez nous.
    On lui souhaite de continuer son ascension dans la réussite.
    Par contre je suis persuadé qu’une femme est belle au naturelle.elle n’a besoin de perruque ou un autre accoutrement pour se sentir belle.
    sur cette photo c’est une perruque ou une teinture ?
    je crois bien avoir enfin trouver « lé paha patssawa » dont me parlait ma grande mère en voyant cette photo.

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