L’assemblée nationale pourrait ouvrir une enquête sur la gestion financière de l’université

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Le président de la Commission des Relations extérieures du parlement chargée, entre autres, des affaires sociales et de l’enseignement supérieur, s’est entretenu hier avec le président de l’Université des Comores (Udc) sur le fonctionnement de l’université.

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Après avoir rappelé que la taxe prélevée auparavant sur chaque kilogramme de riz ordinaire pour financer l’Udc a été supprimée, Ali Mhadji a insisté sur la nécessité de mettre en place un mécanisme similaire, mais ‘‘nous voulons au préalable savoir comment fonctionne aujourd’hui l’Université, comment elle gère les aides et autres dons extérieurs qu’elle reçoit régulièrement et ce qu’elle fait des recettes intérnes.’’

A la sortie de la rencontre, le président de l’Udc, Said Bourhane, a déclaré que ce n’était pas ‘‘la première fois que cette Commission nous convoque ici pour un entretien. Cette fois, nous avons été interrogés sur le fonctionnement de l’Université, particulièrement sur l’enseignement, l’administration et la gestion des recettes».

Les responsables de l’Udc ont eu, notamment, à s’expliquer sur la question du délai de paiement des frais d’inscription, sur l’exécution du budget du département des relations extérieures (80 millions par an), sur la «volatilisation» présumée d’une enveloppe financière destinée à la faculté Imam Chafiou il y a plus de dix ans, sur les salaires de certains enseignants jugés ‘‘excessifs’’, etc.

Au sujet de l’argent alloué à la faculté Imam Chafiou et qui aurait été détourné, Saïd Bourhani a dit avoir remis la somme en question «à qui de droit» et qu’il «ignore comment elle a été utilisée’’, s’est-il défendu.

A propos des frais d’inscription, il a soutenu que l’effectif de l’Udc ‘‘est stable seulement au deuxième semestre’’. Il a dit, par ailleurs,  vouloir réviser le plan de l’université pour les cinq années à venir pour que tout y soit numérisé.  Le président de la Commission chargée de l’enseignement supérieur a regretté le fait de ne pas avoir reçu les documents demandés, notamment le budget du département des affaires étrangères de l’Université.

«Nous avons demandé certains dossiers pour savoir comment cet argent a été utilisé les années passées et le président de l’Udc ne peut pas échapper à cette question car il est l’ancien vice-président de l’Université.

Si les documents ne nous sont pas fournis, nous allons constituer une commission d’enquête pour savoir si ces voyages se faisaient au bénéfice de l’Udc ou non», menace-t-il. Pour lui, l’Udc a été, ces huit dernières années, dirigée par un ‘‘clan’’, il exige donc la «fin de ces pratiques».

«L’Udc doit être gérée par des courants d’idées. Je profite de cette occasion pour dénoncer ces mauvais comportements et espère que l’actuel président changera de méthode pour le bien de l’université», a plaidé l’élu de Hambu.

Abouhariat Said Abdallah / Alwatwan

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