le code de conduite de la Présidence

« Les Comores sont et resteront notre seul et unique pays. Il ne faut pas se leurrer. Nous n’en avons pas et n’en aurons jamais un autre. Il est donc de notre devoir de contribuer autant que possible à parfaire la vie sur ce bout de territoire paradisiaque situé dans l’océan indien.
Notre pays n’aura d’existence acceptable pour ne pas dire idéale que si nous en créons les conditions nécessaires. Vous conviendrez avec moi que les conflits que nous connaissons aux Comores ne sont en aucun cas provoqués par cette portion de territoire perdue dans l’océan. A l’origine de toutes nos mésententes sont plutôt les hommes imparfaits qui occupent ce dernier. Il faut donc nous organiser pour éviter des divergences inutiles, sources de nos malheurs.
C’est ainsi que j’en arrive à proposer de commencer par le plus haut sommet de l’Etat en dotant le pays d’un code de conduite de la présidence. Oui, il faut orienter et réguler le comportement du citoyen comorien le plus éminent. Le Président de la République doit être notre exemple. Il doit être un modèle. Et pour ce faire, il doit pouvoir se conformer à des règles de conduite établies par la République.
Nous avons eu des Chefs d’Etat venant de différents horizons. Nous avons connu des politiciens, des réligieux et des militaires pour ne citer que ceux-la. Demain, nous pouvons être dirigés par des agriculteurs, des pêcheurs et des taxi-mans. Ils n’ont pas et n’auront pas tous les mêmes comportements, les mêmes réactions et les mêmes jugements. Il faut donc tout canaliser pour éviter le pire.
Et pour contribuer à ce débat qui me semble judicieux et justifié, ma suggestion est que nous fassions du Président de la République un homme inoffensif et anodin.
1) Il ne faut en effet laisser aucun pouvoir au Président de licencier pour des raisons subjectives. Le Chef de l’Etat ne doit pas pouvoir se réveiller un bon matin et décider de renvoyer un tel ou une telle entre autres choses parce qu’ils ne partagent pas les mêmes idées politiques. Il faut garantir la sécurité du travail.
2) Le Président de la République ne doit pas pouvoir semer la pagaille dans son propre pays en révisant la Constitution et en bénéficiant immédiatement des changements opérés au détriment du principe de non-rétroactivité de la loi.
3) Le premier magistrat du pays ne doit pas s’adresser à la Nation sur un ton qui donne l’impression qu’il est en train de parler à ses enfants. Il faut garder en tête qu’il y a des citoyens comoriens très âgés qui pourraient être choqués par les propos d’un plus jeune concitoyen.
4) Il ne faut pas laisser la latitude au Président d’imposer ses opinions sur les différentes questions qui engagent notre Etat. Il est nécessaire d’élaborer des politiques dans tous les domaines, qui guideront l’action du Président. Un seul homme ne doit pas par exemple pouvoir créer une animosité entre deux peuples frères ou agir au mépris de notre Constitution en toute impunité.
Et pour s’assurer que nos dirigeants ne fassent pas la sourde d’oreille au risque de plonger notre pays dans une situation regrettable et irréparable, il est urgent de définir la notion de trahison et de clarifier les procédures du procès du Président.
Evidemment, les Présidents comoriens ne doivent pas se sentir intouchables. A l’instar des dirigeants de nos voisins mauriciens qui eux au moins ont su développer leur pays, ils doivent pouvoir comparaître en justice pour répondre de leur gouvernance douteuse.
J’appelle aussi à cesser de faire croire à nos chers Présidents qu’ils sont des anges, qu’ils sont puissants et qu’ils peuvent tout faire. Il faut au contraire qu’ils vivent la peur au ventre, ne sachant pas ce qui leur arrivera à la fin de leur mandat.
Arrêtons de les exciter outre mesure en leur attribuant des réalisations faites pendant leur régime. Rappelons nous qu’ils n’apportent absolument rien en arrivant au pouvoir. Une fois aux affaires, ils font tout non pas avec les moyens de leurs familles respectives mais plutôt avec les moyens de l’Etat. Ils doivent donc un minimum de respect aux contribuables. Mais pour reconnaître leurs efforts et les encourager à faire plus nous devons certes les applaudir mais sans exagérer.
Ce pays accuse beaucoup de retard dans son développement alors qu’il a, en puissance, un énorme potentiel qui n’attend qu’à être exploité. Ne perdons pas notre temps précieux dans des tiraillements futiles. Mobilisons toutes nos forces et ensemble arrachons notre pays des racines de la misère et de la pauvreté provoquées par nos dirigeants insoucieux pour le propulser vers un avenir radieux. Oui, c’est possible. »
Babayou Houmadi, un patriote des quatre îles des Comores.

2 commentaires sur le code de conduite de la Présidence

  1. LA décente aux enfer de l’union des Comores et des Comoriens omnibulés sur la question de Mayotte.
    Pendant ce temps AZALI prend les soutiens des Pays Arabes pour pour pouvoir installer et enraciner sa monarchie absolue dans l’ union des Comores .
    Il prend la meme route que Sambi sauf que ce dernier n’ a pas pu aller jusqu’ au bout à cause des évenements survenus en libye et la mort de Kadafi .
    Pendant ce temps les esprits faibles sont entrain de dancer le « oukoubi » Mayotte est Comorien et le restera à jamais  » pour soutenir AZALI sur sa décision , alors qu’ils sont entrain de se faire rouler dans la patte de la farine . Pauvre Comoriens

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