Le Conseil de sécurité de l’ONU condamne l’attaque "haineuse" en Algérie

Les abords du complexe gazier de Tiguentourine où des étrangers sont toujours retenus en otages ont été bloqués par l'armée algérienne.

Au terme de la seconde journée de l’importante prise d’otages menée par un groupe armé proche d’Al-Qaida sur le complexe gazier d’In Amenas, dans le sud-est de l’Algérie, le Conseil de Sécurité de l’ONU a dénoncé vendredi soir une attaque « haineuse » et condamné « dans les termes les plus fermes » cette « attaque terroriste », selon un communiqué approuvé par les quinze membres de l’instance.

Lire : Algérie : récit d’une prise d’otages

Le Conseil a appellé en outre les Etats à « coopérer activement avec les autorités algériennes ». Le communiqué souligne enfin que les mesures prises pour combattre le « terrorisme » doivent respecter « les lois internationales » relatives « aux droits de l’homme » et aux « réfugiés ». Ce rappel survient alors que les gouvernements de plusieurs pays dont des nationaux figurant parmi les otages à In Amenas ont appelé l’Algérie à tout faire pour protéger la vie des otages.

MORT D’UN OTAGE FRANÇAIS ET D’UN OTAGE AMÉRICAIN

Laurent Fabius, le ministre des affaires étrangères a annoncé vendredi soir la mort d’un otage français originaire du Pays-Basque lors de « l’opération de libération » lancée par l’armée algérienne, mais indiqué que trois Français avaient la vie sauve. La victime, Yann Desjeux, 52 ans, avait pu jeudi répondre à quelques questions du quotidien Sud-Ouest. Alors que le département d’Etat américain a également indiqué vendredi soir la mort d’un de ses ressortissants, le sort d’un certain nombre d’otages restait incertain samedi matin.

Voir : les principaux événements de la journée de vendredi

Malgré l’assaut des forces spéciales algériennes, plusieurs otages étrangers, sept selon les ravisseurs, se trouvaient apparemment toujours entre les mains des attaquants islamistes, retranchés dans la salle des machines du complexe gazier. Plusieurs pays ont fait part de leur vive inquiétude pour leurs ressortissants retenus par ce groupe qui dit agir notamment en représailles à l’intervention militaire française au Mali.

Une source de la sécurité, citée par l’agence algérienne APS, a dressé vendredi soir un bilan provisoire de l’assaut : 12 otages et 18 ravisseurs ont été tués, et près d’une centaine d’otages – sur les 132 étrangers enlevés – libérés, ainsi que 573 employés algériens.
Elle ne précise cependant pas le nombre et la nationalité des victimes étrangères. Un porte-parole du groupe armé, cité par l’agence de presse mauritanienne ANI, avait parlé jeudi de 34 otages étrangers tués dans l’assaut.

Lire le récit des otages : Prise d’otages en Algérie : le puzzle des témoignages

 

Carte de situation d'In Amenas et de Tiguentourine

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