Le Japon, un partenaire sûr pour le développement des Comores

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Tout comme la Chine et la France, le Japon demeure un partenaire indispensable pour le développement durable des Comores. A travers son ambassade basée à Tananarive, le Japon finance des projets d’ordre communautaire. Il construit de postes de santé et de maternité, de salles de classes, de châteaux d’eaux. Pour année 2014-2015, la Fédération des Associations de Tsinimoichongo dans la région de Badjini Ouest a bénéficié plus de 154 mille euros soit plus de 76 millions de francs comoriens pour financer la construction d’un poste de santé et de maternité et trois salles de classes. Même chose pour Mdjoiezi dans la région de Hambou. Pour sa part,  Bangoi Hambou a eu un financement pour la construction de châteaux d’eaux. Bien avant la localité de Koua a bénéficié un financement pour la construction de salles de classes. Tout comme la Grande-Comore, Anjouan bénéficie elle aussi des financements de l’ambassade du Japon pour le développement de leurs localités.

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Toujours dans la même ambition d’accompagner le développement communautaire, l’ambassade du Japon et l’ambassade de France combinent leurs efforts pour financer 4 projets environnementaux. Ces projets entrent dans le cadre du Programme Franco-japonais pour le développement durable aux Comores. Le PFJDD s’adresse à des organisations de la société civile spécialisées dans le domaine de l’environnement, mais également à trois communes pilotes pour la période 2015-2016 : Moroni, Fomboni, et Mutsamudu.

Le programme a pour but de favoriser des initiatives dans les domaines suivants : gestion et réhabilitation du patrimoine forestier, gestion et valorisation des déchets. Ce programme reflète l’engagement des gouvernements comorien, japonais et français à faire évoluer positivement la lutte engagée contre les méfaits du changement climatique. Une enveloppe de 200 000 dollars est engagée pourla période 2015-2017 et lancé en octobre dernier, découle d’une initiative commune des Comores, du Japon et de la France.

L’objectif est de renforcer les actions entreprises dans le cadre de la Conférence des Parties de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques – communément appelée « COP 21 », conférence qui s’est déroulée à Paris fin 2015. D’ores et déjà, trois projets (deux à Anjouan et à Mohéli) sont retenus.

Pour Anjouan, L’ONG Dahari a obtenu une subvention de 24,6 millions de francs comoriens pour la mise en place d’un modèle de gestion forestière communautaire à Anjouan : ce projet permettra de poursuivre et élargir les actions mises en place pour consolider la gestion de la forêt de Moya, qui pourra servir comme exemple pour le pays en matière de reforestation et de protection de la biodiversité, précise un communiqué de presse de l’ambassade de France. Un projet pour la mise en place d’un système de collecte des déchets à Mutsamudu a également été soumis à l’Ambassade du Japon pour étude.  Pour le cas de Mohéli, La Commune de Fomboni est ainsi financée à hauteur de 24,6 millions de KMF pour l’appui à la structuration d’un système de collecte, de traitement et de valorisation des déchets ménagers via notamment la création d’un centre d’enfouissement technique, avec l’expertise de l’Association Deux Mainsa précisé le Directeur de l’environnement Bachirou, lors d’une  conférence organisée conjointement par l’ambassade de France, du Japon et du ministère de l’environnement. Un appel à projet sera lancé à Ngazidja pour le 4ème projet a-t-il indiqué. Lors de cette conférence, le représentant de l’ambassade du Japon Monsieur Ogawa a indiqué que cette année 2016, son ambassade compte financer 4 projets sur la santé, l’environnement et l’économie.

Notons qu’en dehors des projets destinés directement aux associations communautaires, l’ambassade du japon accompagne les initiatives des exécutifs des Comores. En effet, pour Ngazidja, l’ambassade du Japon construit 10 hôtels de ville, avait déclaré le Gouverneur sortant Mouigni Baraka à Tsinimoichongo, lors d’une cérémonie de pose de première pierre pour un projet la construction de leur maternité financé d’ailleurs par le Japon. Il ya aussi les aides multiformes que le Japon apporte au gouvernement comorien depuis son accession de leur indépendance tels que les dons de riz, l’école technique à Mirontsy Anjouan etc.

Ahmed Bacar

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