Le message fort derrière la présence des filles de Sambi dans le mouvement de la diaspora

Vous n’êtes-vous jamais posé la question ? Derrière l’engouement soudain dont font preuve les filles de Sambi pour le mouvement de la diaspora, il se cache quoi ?

Contrairement aux autres présidents, la famille de Sambi est méconnue du grand public. Elle est discrète, pour ne pas dire complètement effacée pendant les cinq ans de présidence de l’homme le plus populaire des Comores. Et même après.

Mais cette famille de Sambi déroge à une règle d’or. Elle s’affiche désormais pancarte à la main aux côtés des manifestants de Paris. Certains diront, « c’est bien normal de défendre leur père ». D’accord. Mais Sambi est jeté dans une cage depuis maintenant 1 an. Le mouvement de la diaspora est né depuis maintenant 11 semaines.

Pourquoi il n’y a que deux petites semaines depuis que la petite famille de Sambi ait décidé de sortir de sa tanière ? Pourquoi avoir attendu aussi longtemps alors que les familles des autres victimes de la dictature battent le pavé depuis la première heure ?

La réponse est à la portée de toutes et tous. C’est l’ancien président de la république qui est passé de résidence surveillée pour « trouble a l’ordre public » à mandat de dépôt pour l’affaire de la citoyenneté économique, qui aurait demandé à travers son avocat à sa famille d’emboîter le pas au mouvement de contestation de la diaspora de France.

Une réponse qui n’assouvit pas notre curiosité. La décision est intrigante dans la mesure où le même Sambi aurait refusé en bloc de rameuter ses sympathisants derrière le mouvement contestataire de l’opposition après le scrutin du 24 mars.

Ses proches affirment qu’il réserve sa « dernière carte » jusqu’en 2021 où il dévoilera vaille que vaille ses griffes bien taillées pour prendre le taureau par les cornes. La mobilisation de la famille de Sambi ne serait-elle pas un message indirect à ses militants ?

La création d’un mouvement spécifiquement anjouanais (Front Uni pour la Défense d’Anjouan, FUDA) au sein d’un mouvement qui réunit tous les comoriens de la diaspora, n’est-ce pas un signe précurseur de la détermination d’Anjouan de prendre son destin à deux mains en 2021 avec ou sans l’aide des Wangazidja et des Wamoili ? Et si 2021 d’Anjouan commence à voir le jour à partir de 2019 à Paris ?

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