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Le ministre de l’Education est renié par son village

Campagne électorale: la jeunesse de Moidja envoie un message fort au président de la République

Cette ville située au nord de la région de Hamahamet est rebaptisée en 2016, Moidja ya Hambou. Ce nouveau nom est synonyme de l’amour inconditionnel de cette ville à l’endroit du président de la République, dont elle a été la seule de cette région dont est originaire Mohamed Ali Soilihi, alias Mamadou, concurrent d’Azali Assoumani à la présidentielle de 2016, que l’actuel chef de l’Etat est resorti vainqueur à plus de 70% voix. En reconnaissance à cet amour à son endroit, le président de la République a aligné trois décret présidentiels à des ressortissants de cette ville de plus de 1500 électeurs. Un ministre, une secrétaire générale dans un département ministériel et un conseiller du président de l’Union des Comores.

Mais à la grande surprise, ce vendredi 10 janvier, le candidat du parti présidentiel à la députation de Hamahamet-Mboinkou s’est confronté aux mécontentements de la jeunesse de cette ville, qui ont voulu exprimer leur dégout à l’endroit du ministre de l’éducation nationale. Lors d’un meeting programmé après la première du vendredi dans cette seule ville de la region acquise au président, les jeunes ont envahi les alentours du foyer avec des slogans de désolation et des cris en tambour battant pour perturber la réunion.

Les raisons de ce dégoût reste l’absence prolongée du ministre au village. Selon les jeunes, près de 3 mois le ministre n’a fait la prière du vendredi dans sa ville natale. Une pratique sacro-Sainte dans plusieurs villes du pays qui se sentent à l’aise à des rencontres hebdomadaires avec leurs enfants promus dans les plus hautes fonctions de l’Etat. Autre argument avancé par ces jeunes déterminés, au cours de cette année dont leur enfant occupe le poste de ministre de l’éducation, aucune bourse d’étude n’a atterri dans cette localité. « Alors que le président en confiant ce poste ministériel à notre localité, il a voulu que nos enfants bénéficient une éducation un peu avancée pour que demain cette ville participe au développement du pays avec des techniciens supérieures formés dans tous les domaines », a expliqué l’un des cadres de cette ville. En agissant de la sorte, la jeunesse de Moidja espère adresser un message au président de la République considéré comme un enfant de cette ville, que Moindjié Mohamed Moussa n’est pas la personne qui représente la ville de Moidja.

Illustration: place publique de Moidja

Par Ali Abdou (Titre: Comores Infos)

1 commentaire sur Le ministre de l’Education est renié par son village

  1. mashababi ya mwadja nyi malaba na tena nyimalaba na mtredjeyi mwasome ba kamdjo soma ye nge mhutre bourse mwedjeze utayanlam sha ye ka wongongo uwo nganyi nuwo kozidjo ukiri nyiwatru mwa trahi eshahanyu apvo mtihadye mtrwadji bakayiri padji la mdjini hana samba la hondze donc kweli siwadzima pvo nilo na hitwa idziro sha pvanyu nyi mangogo yamagaya na mbehe samaha haraka mkubali uka mpwa mwaha hodjireya horiho iyo ayibu moidjie ohawo mwadja

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