Le Ministre de l’intérieur règle ses comptes avec le député Fatah de Moroni

Une affaire de fermeture des deux marchés de Moroni s’est transformée en une agression ciblée. il y a deux jours la notabilité de Moroni et la mairie de la Capitale ont décidé de fermer à compter de la date de ce mardi 20 novembre 2012 les deux marchés de Moroni, pour des raisons d’insalubrité publique, jusqu’à ce qu’une solution durable soit trouvée. Le gouvernement de l’Union des Comores n’a pas du tout apprécié l’initiative que la notabilité de Moroni a prise. Au petit matin, les deux marchés ont été quadrillé par l’escadron pour empêcher toute action susceptible de perturber le fonctionnement normal des deux marchés.

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Quelques altercations entre les forces de l’ordre et des jeunes de la capitale ont été signalées à Volo Volo, mais très rapidement le calme est revenu sans qu’il ait de véritables heurts entre ses jeunes et l’escadron. Toutefois la violence est monté d’un cran lorsqu’une section de l’escadron fait irruption à la place Badjanani et s’en est pris à trois personnes se trouvant plus exactement au niveau d’une mosquée , appelée communément « Mssiridjou wa Hassani ». Il s’agit en fait du député de Moroni nord, Fatahou Said, Hamid Jaffar dont voici ci-contre les traces des coups et blessures, et de Toyib Maaroouf, patron d’une agence de sécurité élue domicile place Badjanani.

Selon les propos que nous avons recueillis auprès d’Hamid Jaffar, un des victimes, ils étaient tous les trois devant la mosquée que nous avons susmentionnée avec une tierce personne qui passait un coup de téléphonne à l’un des trois Vice-présidents pour lui expliquer la situation qui prévaut à Moroni suite à la fermeture des deux marchés de la Capitale. Soudain, ils ont vu une soixantaine de militaires qui se dirigeaient vers eux tout en déclarant « enfin voilà Fatahou ». En les approchant, les militaires ont commencé à les tabasser à mort jusqu’à les écrouer par terre. Ils savaient très bien Fatahou mais ils lui ont passé à tabac.

Nous estimons que des instructions fermes auraient été données aux militaires de tabasser le député de Moroni à mort, mais les deux autres victimes se trouvaient au mauvais moment. Par consèquent, les militaires n’avaient d’autres choix que de maquiller leur barbarie en s’en prenant à tous les trois. Si le député de Moroni a été tabassé tout seul, on aurait rapidement compris que ce dernier a été la cible des militaires. Nous disons haut et fort qu’ Ikililou a ouvert une voie que ses prédécesseurs n’ont jamais osé franchir le rubicond. Ce n’est pas la personnalité de Fatahou qui a été transgressée mais plutôt l’institution parlementaire de notre pays qui a été jétée et piétinée dans la boue.

A.B

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