Le pays doit- il pardonner SAMBI ET CONSORTS ?

Droit de réponse:

Voilà ce qui pourrait constituer un élément de réponse à un dernier carré d’aigris qui pose la question « le pays doit-il pardonner BACAR et consorts ? ». Une question posée toujours à la suite de la « célébration » du 25 mars 2008 par les acolytes de Sambi qui la présentent comme un « grand événement national »qui a marqué la chute du criminel séparatiste rebelle BACAR, en un mot « l’ennemi public numéro un de la nation »,qui toujours selon eux, après qu’il ait fuit vers Mayotte après sa « défaite militaire », la France l’a« protégé » et a refusé de le livrer suite à leur demande d’extradition.

Dans le lot des « crimes » reprochés à BACAR, et une fois n’est pas coutume cette fois-ci ne sont pas mentionnés les « assassinats », les « dizaines de femmes violées » ou encore les « innombrables » cas de tortures, enlèvements et disparitions forcées,sans doute à défaut de n’avoir jamais pu faire parler des victimes imaginaires qui ont brillé par leur absence le 25 mars dernier.

Oui cette fois on met la charge sur les actes de « rébellion », « atteinte à la sûreté de l’Etat » ou encore « séparatisme » pour enfoncer le clou, citant pêlemêle la saisie d’armes de l’ANDpar la FGA. Le refoulement de l’avion présidentiel transportant Sambi. L’attaque de la présidence de l’Union de Hombo le 2 mai 2007.Le refus de tenir compte du report « motivé »le 7 juin par Sambi du scrutin prévu le 10 juinet le refus par la suite de refaire l’élection uniquement à Anjouan qui a abouti toujours selon eux à la « libération » d’Anjouan.

Alors arrêtons-nous quelques instants sur ces prétendus faits criminels.

D’abord d’une manière générale on constate que de tous ces faits cités à chaque fois BACAR et son équipe n’ont fait que répliquer à une action illégale initiée par Sambi et les siens, conformémentaux textes juridiques qui réagissaient l’Union des Comores à l’époque. Ainsi :

  1. Pour cette fameuse histoire d’armes saisies au début de l’année 2007

Il faut noter que dès l’investiture de Sambi en mai 2006 Bacar alors président de l’île autonome d’ Anjouan s’ est employé à décrisper les rapports avec Sambi  (qui n’était pas du tout du même bord politique que lui )par des mesures concrètes comme l’installation d’un commandement régional opérationnel de l’AND à Anjouan (qui avait disparu depuis la sécession de 1997) renforcé d’un élément de la sécurité présidentielle arrivé au grand jour à l’aéroport de Ouani avec armes et bagages sans aucune entrave de la part de la FGA, ou encore la mise à disposition de la présidence de Hombo(jusque-là occupée par l’assemblée insulaire qui a été transférée à Patsydans un domaine privé acheté et aménagé par le gouvernement anjouanais pour la circonstance ,actuel Dar-Soifa ).

Nous sommes à la veille de la célébration de L’Ide El Kabir quand la FGA est alertée par une personne de l’entourage de Sambi, del’imminence de l’arrivée à Anjouan d’un important lot d’armes, par voie clandestine et destinée à des civils pour provoquer une insurrection armée sur l’île et permettre à Sambi d’y décréter un état d’exception, démettre les autorités en place, repousserauxcalendesgrecquesles élections prévues en mars et mettre définitivement la main sur l’île. La FGA au nom de la loi intercepte au port de Mutsamudu, dans un véhicule destiné au commandement régional de l’ANDeffectivement un lot conséquent d’armes et de munitions de guerre de différents calibres.

A la question « pourquoi avoir dissimulé ces armes dans une voiture alors que vous auriez pu les acheminer au grand jour ? » posée au chef d’État major présent à Anjouanà cet instant, il reste trèsdubitatif à la manière de celui qui n’a pas été mis au parfum par ses supérieurs.Toujours est-il que devant l’insistance de Sambi qui a même appelé à l’arbitrage de la communauté internationale, les armes sont restituées et un procès verbal de cession est signé entre le ministre de l’intérieur d’Anjouan et le commandant régional de l’AND en présence du représentant de l’union africaine.

Voilà pour cette histoire d’armes « volées ».

  1. Le clash du 2 mai 2007

SAMBI qui ne désarme toujours pas de pouvoir se défaire de BACAR par tous les moyens, refuse de convoquer le collège électoral dans les temps pour le renouvellement de mandat ou l’alternance au 24 avril 2007 date du terme du mandat en cours. Aussitôt cette date butoir passée, il engage les hostilités par ce genre de déclarations provocatrices dont il a le secret et le 01 mai 2007 dans la soirée, dans une longue allocution radiotélévisée il annonce la mise à l’écart du président BACAR et de son gouvernement et la nomination d’un porche à lui KaabiHoumadipour prendre l’île en main.

Le 2 mai dans la matinée les agents des administrations publiques sont chassés de leurs bureaux par les hommes de Sambi. Le 2 mai en milieu d’après midi la FGA au nom de la loi intervient et met fin à l’aventure putschiste.

Pour la seconde fois BACAR riposte et remet dans les rangs le rebelle Sambi.

Un protocole d’accord est signé le 11 mai 2007 à la présidence de Patsypar l’union et l’île autonome d’Anjouan sous le parrainage de la communauté internationale, qui ferme la parenthèse et prévoit :

  • La tenue du premier tour des présidentielles des îles le 10 juin 2007
  • La démission du président BACAR pour être candidat et son remplacement à l’intérim par le ministre DhoihirouHalidi désigné par Sambi lui-même.
  • Le déploiement d’une mission de police de l’union africaine pour superviser le volet sécuritaire et éviter tout interférence dans le processus électoral.
  • L’abstentionde toutes les parties à toute action de nature à nuire ce processus.

On nous apprend alors que c’est à la demande de six candidats pro Sambivictimes de brimades, et qu’après que la communauté internationale eu donné son feu vert que monsieur Sambi décida le 7 juin à la veille de la clôture de la campagne électorale, de reporter le scrutin uniquement à Anjouan et le maintien à Moheli et Ngazidja. Ce qui est plus qu’étonnant car ,ce report était contraire à l’article 88 du code électoral ce que la communautéinternationale très à cheval sur le respect des dispositions légales ne pouvait cautionner ,et puis au terme du protocole d’accord du 11 mai ,le président par intérim Dhoihirou  (choisi par Sambi lui-même rappelons-le) aurait du être associé ou du moins être informé de cette démarche, ce qui n’a pas été le cas puisque il l’aappris comme le citoyen lambda par les médias. Mieux encore, devant ce revirement de dernière minute sa première réaction a été d’appeler l’envoyé spécial de l’Union africaine pour s’enquérir de la position de la communauté internationale, et sa réponse a été claire « nous ne sommes au courant d’aucun report, le processus va jusqu’à son terme » fin de citation.

Et c’est fort de cette garantie que monsieur Dhoihirou donne le quitus à la commission électorale qui organise le scrutin le 10 juin 2007, boycotté par les candidats sambistes et remporté haut la main par le président BACAR. Alors qui a fauté ?

  1. Le « refoulement »de l’avion présidentielle

Nous sommes à moins d’une semaine du premier tour des élections. Un après-midi qui avait plutôt bien commencé. Les gendarmes de la brigade de l’aéroport constatent un début d’attroupement aux airs d’une préparation d’un meeting électoral , d’abord dans l’expectative ,puis devant le mouvement de foule (estimée à 200 personnes ) qui montrait des signes d’hostilité manifestes en tentant notamment de forcer le passage pour accéder directement au tarmac ,demande des renforts qui sont aussitôt envoyés sur les lieux avec pour consignes de sécuriser l’enceinte aéroportuaire (alors flambant neuf )contre toute forme de dégradation volontaire.bacar

Devant le déchaînement vaine face au sang froid des forces de l’ordre de cette foule qui s’en ait pris aux locaux et installations de l’aéroport (plusieurs vitres caillassés), le pouvoir intérimaire ordonne de fermer momentanément le site au trafic jusqu’à ce que la quiétude soit revenue.

Ainsi tous les vols en instance d’arrivée ont été différés, et c’est dans cette confusion qu’on a appris que monsieur Sambi avait pris place incognito dans un avion pour Anjouan et que ces personnes agitées constituaient son comité d’accueil. Notons que cette fois-ci comme dans le cas du refus de respecter le report du scrutin du 10 juin, BACARn’y est pour rien puisqu’il était simple candidat en cette période.

  1. De l’après 10 juin 2007

BACAR réélu prête serment devant la cour d’appel de Mutsamudu conformément à la constitution de l’île autonome d’Anjouan et entame un second mandat.

Sambi refuse de reconnaître la réélection et fait appel à la communauté internationale, devant laquelle la position de BACAR a toujours été claire et sans ménage « je suis prêt à remettre mon mandat en jeu et qu’on refasse les élections même demain mais en respectant l’article 88 du code électoral, c’est-à-dire sur l’ensemble des trois îles et pas seulement à Anjouan » ce que le séparatiste Sambi a toujours refusé ,oui parce qu’ en s’ étant obstiné à faire d’Anjouan un cas à part au mépris de la loi fait de lui un vrai séparatiste. La crise « Sambi » est née qui va aboutir à l’injustice du 25 mars 2008.

Le président BACAR pour qui il n’était pas concevable d’affronter des troupes sous couvert ‘union africaine ‘ renonce au combat et regagne l’île de Mayotte le 26 mars 2008 ,le 27 dans la soirée ils sont transférés par les autorités françaises à l’île de La Réunion, Sambi qui avait tout misé dans ce débarquement pour assassiner BACAR et ses principaux collaborateurs apprend très vite que son complot a échoué mais ne s’ avoue pour autant pas vaincu et demandeleur extradition pour « meurtres,  viols ,tortures, enlèvements, séquestrations, détournement de fonds publics, rébellion. .. »et on ne lésine pas sur les moyens du moment qu’on peut leur mettre le grappin dessus et leur régler leur comte à ces empêcheurs de tourner en rond:

  • Le ministre des affaires étrangères est dépêché illico à La Réunion pour sensibiliser (qui au juste ?) sur le bien-fondé de cette demande, sur place il multiplie les shows médiatiques.
  • On s’offre à grands frais les services de deux avocats de renom dont le très médiatique feu maître Jacques Vergès qui est ainsi déplacé depuis Paris, quant au deuxième avocat maître Boniface il effectue au moins un aller-retour à Moroni, oui car les autorités françaises venaient de signifier au gouvernement Sambi un délai de 30 jours pour fournir les preuves de leurs accusations contre BACAR.

Et après tout ça ils s’étonnent que La France n’ait pas donné la suite qu’ils espéraient à leur demande, et qu’ils accusent d’avoir protéger BACAR, en oubliant juste un détail : on leur a demandé de produire des preuves pas de se donner en spectacle, et ils ont fait tout le contraire car c’est ce qu’ils savent faire.

Alors il est vrai que dans son allocution du 6 juillet 2010 monsieur Sambi déclare avoir pardonné à Mohamed BACAR et à son frère Abdou BACAR et qu’ils peuvent rentrer.Mais comment ne pas croire à une fourberie quand le même Sambi en Août 2015 alors qu’il n’est plus au pouvoir, s’insurge publiquement contre l’éventualité d’un retour au pays des frères BACAR, oubliant sur le coup, lui le « foundi », queces choses-là c’est Dieu qui décide, pas lui.

Et c’est par rapport à ce « pardon »de Sambi que certains manifestent leur rancœur, en disant que ça n’est pas normal qu’on pardonne à des gens qui ont commis un crime (et ils citent alors toute l’arsenal juridique réprimant la rébellion et l’atteinte à la sûreté) avant qu’ils n’aient été jugés, attitude plutôt surprenant de la part de ceux qui se disent « profondément » patriotes et qui oublient que :

  1. Aucune de ces infractions graves qu’ils reprochent aux BACAR n’a été ni établi (et c’est sans doute pour ça que certains des ministres BACAR qui avaient été jetés en prison après le 25 mars 2008 dont le ministre de l’intérieur Djanfar Salim et celui qui a conduit l’intérim en 2007 DhoihirouHalidi, quand ils ont été présentés le 25 juin 2008 à un magistrat dépêché depuis Moroni, ce dernier a ordonné leur mise en liberté immédiate devant le chemisiervide qui faisait office de leur dossier et pour les mêmes accusations de meurtres, viols ,tortures ,rébellion etc…mais ils se sont vus ramenés en cellule sur ordre de Sambi) ni encore moins prouvé.

 

  1. Dans le cadre d’un processus de réconciliation on peut parfaitement pardonner des actes même avérés au nom de l’intérêt général comme on l’à vu en Afrique du Sud et ailleurs.

 

  1. En 1991 un certain Takia conduit une rébellion armée qui a coûté la vie à plusieurs personnes, et en 1996 il a été tranquillement investi président et a intégré ou réintégré dans l’armée tous les rebelles qui étaient avec lui avec le consentement de tous sans qu’aucun compte leur ait été demandé, oui personne n’a trouvé que ce n’étais pas normal, aujourd’hui dès qu’on parle de BACAR les mêmes personnes voient rouge, stop à l’hypocrisiestérile.

Alors le pays doit-il pardonner à Sambi et consort pour le foutoir criminel qu’ils ont causé ?

BACAR apardonné, mais Dieu tient son registre à jour, rien n’échappe à sa vigilance et c’est lui qui immanquablement rendra son incontestable verdict, alors ATTENDEZ et NOUS PATIENTONS aussi longtemps qu’il le faudra.

 

  1. Et cette mise en scène du25 mars, est-ce vraiment un événement national ?

Une date née du mensonge, les tonnes que Sambi a inventé contre BACAR pour arriver à ses fins. Et quelles fins ?

Une date qui a accouché du mensonge, la fausse démocratie sambiste, quand on compte toutes les dérives auxquelles il s’est livrées (voler la victoire àFazul aux présidentielles de 2010 pour la donner à son vice-présidentIkililou …), les crimes de sang restés impunis, Anjouan qu’il a mis à sac et à genoux alorsqu’il prétendait venir la libérer …

Une date vouée à disparaître comme tout mensonge et c’est ce que l’on a eu en prélude le 25 mars 2017 où même les autorités de l’union ont brillé par leur absence et où les anjouanais ont carrément tourné le dos.

La nation comorienne n’a aucune gloire, aucun profit à tirer d’un événement incarnation du mensonge et de ses corollaires, en tête desquelles la régression.

La coordination du Parti RENIC

E-mail : renic.pourtous@gmail.com

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