Le précédent régime a dilapidé l’aide budgétaire exceptionnelle de 40 millions

Le projet de loi de finances 2017 rejeté !
Pour la première fois dans l’histoire du pays, le projet loi de finances est rejeté par les députés. Ce projet de loi d’un montant de près de 130 milliards dont 81 milliards de recette interne a fait le fruit de la bataille interne que se livre les élus depuis des semaines. Ces élus  demandent en vain le renouvellement du bureau de l’assemblée de l’Union. Le rejet n’est pas motivé par le contenu de ce projet de loi qui comporte certaines dispositions difficiles à respecter, mais il est motivé par des calculs politiciens pour accéder à des postes dans le bureau de l’ Assemblée et les conflits de compétence entre l’ Union et les iles autonomes.

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Comment un pays dont le taux de croissance tourne autour de 1%, pourrait-il mobiliser 80 milliards de recette interne par an ?. L’actuel gouvernement a hérite d’une situation budgétaire difficile. Le précédent régime a dilapidé l’aide budgétaire exceptionnelle de 40 millions d’euros de l’ Arabie Saoudite et les recettes exceptionnelles de l’octroi d’une seconde licence d’établissement et d’ exploitation d’ un réseau de communication électronique aux Comores d’une durée de 15 ans à Telma, l’opérateur historique de Madagascar. A cette occasion, le Gouvernement a reçu une contrepartie financière de 7 milliards et 10 millions de francs comoriens, correspondant à l’offre financière de Telma. En dépit de ces aides budgétaires et ressources internes extraordinaires, l’Etat peinait à payer ses fonctionnaires et à financer les investissements publics. Aucun travail de grande envergure n’a été lancé avec ces fonds pour relancer l’économie du pays. La situation macroéconomique et financière du pays continue de se dégrader. Dans son communiqué de presse n° 15/432 du 23 septembre 2015, le Fonds monétaire international (FMI) avait déclaré que « La situation économique des Comores demeure difficile. La crise dans le secteur de l’électricité et la mise en œuvre plus lente que prévue du programme d’investissements publics ont nui à l’activité économique et à la mobilisation des recettes fiscales. La non-budgétisation de l’augmentation de la masse salariale et l’épuisement des ressources issues du programme de la citoyenneté économique ont limité les possibilités pour le gouvernement de s’autofinancer… ». Le FMI a prévu que la croissance économique ne sera que d’environ 1% en 2015, soit un taux nettement inférieur au taux de croissance estimé de la population. L’inflation globale resterait modérée avec une progression annuelle estimée à environ 2%, malgré la nette appréciation du dollar par rapport à l’euro.
 
 
En dépit de ces cris d’alarme, nos gouvernements tardent à prendre les  mesures qui s’imposent pour améliorer les finances publiques en renforçant les réformes structurelles « identifiées essentiellement dans les domaines de l’administration des recettes et de la gestion des finances publiques ». L’instauration d’un compte unique du Trésor le 1er septembre 2015 destiné à centraliser toutes les recettes et les dépenses de l’État, n’a toujours pas amélioré l’exécution budgétaire, la gestion de la trésorerie et la transparence des opérations financières de l’État.
 

Les recettes de l’Etat ne peuvent augmenter sans la mise en œuvre des reformes structurelles dans les domaines de l’administration des recettes et de la gestion des finances publiques et surtout sans une lutte efficace contre la corruption qui gangrène l’administration comorienne.

Comores droit 

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