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Le sabotage du projet numérique de l’émergence par un membre de l’opposition, témoignage d’un haut cadre nationale

[Tribune]: <<Le numérique : secteur de tous les dangers

L’ambition principale du Chef de l’Etat est de faire des Comores un pays émergent à l’horizon 2030. La réalisation de cette vision doit s’appuyer en autre sur le développement du numérique. Bien que beaucoup d’efforts aient été consentis par le gouvernement pour le développement des infrastructures et la libéralisation du secteur, nombres de problèmes persistent jetant interrogations et suspicions sur les intentions des uns et des autres : tentative avortée de régulation des prix, coupure de la connexion de Comores Telecom par Comores Câble, manipulation autour de la nomination des futurs directeurs de l’ANRTIC, de Comores Câble et du programme RCIP4 de la Banque Mondiale. Tout cela, alors que le Chef de l’Etat et tous les comoriens sont focalisés sur la «Guerre sanitaire» contre la Covid-19.

Les bienfaits de la concurrence et pourtant…

Malgré un marché global en régression depuis 3 ans, les prix des services télécoms ont chuté au bénéfice des Comoriens. La minute d’appel et le prix du Mo étaient parmi les plus élevés d’Afrique, et sont désormais en 2020 les plus compétitifs sur le continent. Ces effets positifs de la concurrence cadrent parfaitement la volonté de chef de l’état de lutter contre la vie chère et de faire du secteur des Télécoms le fer de lance pour attirer de nouveaux les investisseurs en Union des Comores. Mais pourquoi alors que l’objectif du gouvernement vers l’émergence est en marche, vouloir saboter ces acquis contre l’intérêt des clients et du développement du secteur ? A qui profite cette déstabilisation et le sabotage du projet phare de l’émergence ?

Un processus de révision des tarifs et service dicté par une sombre ambition

Lorsque que l’on interroge les spécialistes du secteur sur le projet de révision des tarifs, une source bien placée nous avoue ne pas comprendre ce retour en arrière : «Il est inconcevable de revenir aux prix de 2017. Cela correspondrait à revenir à une situation monopolistique ou il n’y avait pas de concurrence». Et de préciser : «l’objectif d’avoir un 2e opérateur aux Comores est justement de favoriser la concurrence au bénéfice des consommateurs d’autant que la Loi aux Comores protège la liberté des prix». Le cadre est alors planté et lorsque qu’on se rapproche du côté du Ministère, le son de cloche est encore plus tranché : « Le Ministre a été trompé par un de ses conseillers briguant la direction du programme RCIP4. Une régulation des prix détruirait la concurrence et remettrait les Comores parmi la liste des pays les moins compétitifs d’Afrique en termes de prix » La volte-face de l’ANRTIC en décembre 2019 face au mécontentement des clients venait confirmer alors la thèse du sabotage, et ouvrir la porte à un véritable complot.

Qui se cache derrière ces décisions ?

Et lorsqu’on interroge les proches du Ministre, un nom circule avec insistance. Amina Abdallah, actuelle conseillère du Ministre et cadre confirmé dans le secteur semble pesé de tout son poids dans les décisions stratégiques : régulation des prix, offres abondantes lancés par Comores Télécom ayant conduit à la destruction de valeur du marché, taxe sur les appels entrants internationaux qui a causé la chute des revenues. Tout laisse donc à penser que ces décisions suicidaires pour le marché sont préméditées. Une source anonyme de confirmer : «J’ai l’impression que tout est fait pour que le secteur se plante. On commence à s’interroger sur les réels intentions de ces soi-disant experts».

Malversations, manipulations, lutte contre le pouvoir : une histoire de famille

Qui est donc Amina Abdallah ? Influente au plus haut niveau, nombreux sont ceux qui commencent à douter de ses intentions. Marié à Ahamadi Saïd Ousseni, on découvre alors que son époux est directement impliqué dans le détournement des 560 millions de Fc à la SNPSF en juin 2011. Et enfin, Capitaine Rachadi, son frère et ex-officier de l’armée, n’est autre que le bras armé du Conseil National de Transition prônant la lutte armée contre le régime. Entre manipulation, détournement de deniers publics, atteinte à la sureté de l’état, plus de place au doute. Sous couvert d’anonymat, on nous rapporte comme une évidence le lien entre les membres de la famille : «Amina Abdallah est un quête d’un poste de direction important. Ces orientations douteuses renforcent la thèse d’un complot au plus haut niveau.»

Des visées politiques, des revendications pour la tournante de 2021

Le militantisme Pro-Sambi exacerbé de Mr Ahamadi Saïd Ousseni, mari de Mme Amina Abdallah, sur les réseaux sociaux en dit long sur le projet familial. Le contexte de la tournante, réclamé en 2021 par les détracteurs du pouvoir, peut apporter un éclairage sur ce double jeu illustré par des visés politiques certaines. Cette stratégie patiemment orchestrée prend donc la forme d’un plan contre le pouvoir. Dans l’attente des prochains jours, nous restons suspendus aux prochaines nominations à la tête des directions de l’ANRTIC, du RCIP4 et de COMORES CABLE. Les spéculations vont bon train pendant que les autorités restent concentrées sur la priorité du moment : la «guerre sanitaire» contre la propagation du Covid-19 ne voyant pas arriver un virus sans doute plus dangereux pour le plan émergent voulu par le Chef de l’Etat et la stabilité du régime>>

Par Omar Ahamada

La Rédaction

1 commentaire sur Le sabotage du projet numérique de l’émergence par un membre de l’opposition, témoignage d’un haut cadre nationale

  1. Ce brûlot sensé être rédigé par l’opposition. C’est scandaleux. L’opposition qui n’est pas aux manettes est accusée de déstabiliser le plan ou les projets d’Emergence d’Azali Assiumani. Allons soyez sérieux. La rédaction de Comores Info a perdu la boussole. Voyez plutôt du gouvernement mais pas de l’opposition

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